Aliment du bétail : La réglementation sur l'étiquetage évolue

Véronique Bargain

Au 1er septembre, la mention du pourcentage d'incorporation des matières premières dans un aliment composé ne sera plus obligatoire.

Paru le 1er septembre 2009 et applicable au 1er septembre 2010, le règlement européen n° 767/2009 va à nouveau entraîner des évolutions dans l'étiquetage des aliments pour animaux. Ce règlement instaure d'une part la création d'un catalogue européen des matières premières, non exhaustif mais dans lequel chaque matière première identifiée est décrite très précisément. Il définit aussi les différents types d'aliments : matière première, aliments composé, complémentaire, minéral, diététique, d'allaitement et complet. Le terme de « supplément nutritionnel » est ainsi amené à disparaître, remplacé par le terme « aliment diététique ». Et certains objectifs actuels ne sont pas repris. Et surtout, l'étiquetage, qui sera désormais uniforme dans tous les états membres, est à nouveau amené à évoluer. Si les matières premières doivent être énumérées dans l'ordre pondéral décroissant, avec la dénomination prévue dans le catalogue communautaire, il n'y a plus d'obligation d'indication du pourcentage d'incorporation. Un changement obtenu à la demande d'industriels désireux de préserver leur savoir-faire. Ce pourcentage peut être indiqué, mais il doit alors être exact et intégral. Et sa mention est obligatoire si une matière première est mise en avant sur l'étiquetage (exemple : aliment riche en luzerne). Enfin, les fabricants ont l'obligation de fournir les pourcentages d'incorporation à tout éleveur qui le demande, mais avec cette fois une marge de +/- 15 %. Et les seuls additifs à déclaration obligatoire sont ceux pour lesquels une teneur maximale est fixée et ceux appartenant aux catégories des additifs zootechniques, coccidiostatiques et histomonostatiques.

Tous les additifs vont être à réévaluer

Autre nouveauté à partir de novembre 2010 : tous les additifs doivent être réévalués. Avec beaucoup d'incertitudes sur les délais d'examen des dossiers et sur certains additifs « génériques », comme l'acide citrique, pour lesquels aucune firme n'a pour l'instant déposé de dossier et qui pourraient donc disparaître.
Enfin, le cobalt est désormais classé comme substance carcinogène (entraînant le cancer), avec un avis de l'Efsa invitant à réduire le taux d'incorporation dans les aliments de 2 à 1 mg/kg et la recherche de produits traités anti-poussières.

Source Réussir Lait Juillet-Août 2010

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires