Appellation Gruyère : Les producteurs français craignent de perdre leur fromage

Les producteurs français ont dit craindre de perdre leur « Gruyère », objet d'une procédure à Bruxelles qui doit décider d'ici 12 à 15 mois s'ils sont les seuls avec les Suisses à pouvoir revendiquer l'appellation « Gruyère » au niveau mondial.

« L'enjeu c'est de pouvoir conserver le nom Gruyère », a affirmé le directeur du Syndicat interprofessionnel du Gruyère (SIG) Bernard Cassard. Au terme d'une bataille de trois ans, la Suisse a obtenu d'être la seule à pouvoir utiliser l'appellation Gruyère AOC dans l'Union européenne, la France ne conservant ce droit que pour son seul territoire.

Paris demande désormais à la Commission européenne de pouvoir utiliser le nom « Gruyère » dans l'UE mais sous la norme moins connue d'IGP (indication géographique protégée). Depuis le 4 novembre, une procédure est ouverte au terme de laquelle, Bruxelles devrait dire si la France peut conserver le nom « gruyère » ou non.

« On s'attend à des oppositions de certains pays fabricants », a affirmé M.
Cassard, citant la Nouvelle-Zélande ou l'Australie qui défendent l'idée d'un gruyère générique. D'autant que selon le SIG, ils pourraient obtenir le soutien de pays européens comme l'Allemagne.

La France produit 2.000 tonnes de gruyère ayant le label AOC français, une production minime par rapport au camembert (110.000 tonnes) ou à l'emmental avec lequel on le confond souvent (340.000 tonnes). Les Suisses fabriquent eux quelque 29.000 tonnes de gruyère, l'un de leurs fromages phare et en exporte 13.000 tonnes dont 7.200 vers l'Union européenne.

Source AFP

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