Bigard : La totalité des abattoirs débloquée

Tous les abattoirs du groupe Bigard-Socopa ont été débloqués jeudi par les éleveurs de viande bovine, comme prévu dans l'accord sur les prix de la viande finalisé la veille avec industriels et distributeurs.

Cet accord porte sur une hausse des prix de la viande de « 2 à 5 centimes d'euros le kilo », une augmentation cependant très inférieure aux revendications initiales des éleveurs qui souhaitaient une revalorisation de 60 centimes.

Dans la foulée de cette signature, les représentants des éleveurs s'étaient engagés à lever « au plus tard à 17h » jeudi le blocage des abattoirs, sous réserve de deux conditions : que cette hausse soit répercutée sur la grille de cotation du groupe Bigard et que l'entreprise renonce à ses procédures en référé contre des éleveurs. La levée des blocages a en outre été soumise au vote local des assemblées générales d'éleveurs.

Dès mercredi soir, l'occupation a pris fin à l'abattoir de Coutances
(Manche) puis dans la nuit, à Cholet (Maine-et-Loire) et Cherré (Sarthe). Dans la journée de jeudi, les abattoirs de Metz (Moselle), Feignies (Nord), Cuiseaux (Saône-et-Loire) et Castres (Tarn) ont successivement été débloqués.


« On est loin du compte »

L'occupation deux derniers « points noirs », Villefranche (Allier) et Egletons (Corrèze), a été levée à 16h30 et 17h. Sur plusieurs de ces sites, les éleveurs ont préféré faire état d'une « suspension » du mouvement, se déclarant encore méfiants quant au respect des conditions de l'accord finalisé mercredi.

« Sur le prix versé au producteur, on est loin du compte. On lève quand même le blocage, mais nous resterons vigilants. On va surveiller si les accords passés sont appliqués », a déclaré Alain Cazaux, vice-président de la Fédération régionale bovine Midi-Pyrénées/Aquitaine.

« On reste mobilisé et très très vigilant » sur l'application des accords, a renchéri Yves Bonnot, président de la FRSEA Bourgogne, tandis que Jacques Chazalet, responsable de la FRSEA Massif central, a estimé que « l'accord nous convient, à condition qu'il soit respecté. Sinon, on reviendra ».

« La revendication des 60 centimes, c'est un objectif sur le moyen terme et on sait très bien que ça ne se gagne pas en une semaine », a résumé Dominique Barrau, Dominique Barrau, secrétaire général du syndicat agricole FNSEA.


Source d'après AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires