Bovins Lait : Procéder à une analyse d'herbe

Emeline Bignon

Pour piloter finement la fertilisation phosphatée et potassique des prairies, à partir des indices de nutrition, l'analyse d'herbe s'impose. Mais un bon prélèvement est essentiel.

1 - Anticiper les futurs apports

L'analyse d'herbe permet d'appréhender directement la disponibilité en P et K du sol et l'aptitude de la prairie à les prélever. Cet outil vise à valider les pratiques de fertilisation ou à mettre en évidence un niveau de fertilisation insuffisant ou superflu. Une analyse d'herbe réalisée ce printemps donnera un éclairage sur une éventuelle fertilisation organique à pratiquer sur l'été-automne 2010 ou une fertilisation minérale en fin d'hiver 2010-2011.

(Arvalis-Institut du végétal)

(Arvalis-Institut du végétal)

2 - Bien choisir la parcelle

Ces analyses peuvent s'effectuer sur prairies temporaires implantées depuis au moins deux ans, ou sur prairies permanentes. Pour les associations graminées-trèfle blanc comportant plus de 25 % de légumineuses au printemps, il faut éliminer le trèfle de l'échantillon. Il faut choisir une parcelle représentative d'un groupe homogène et voir si les résultats sont extrapolables. Dans le cas d'une fertilisation épisodique, mieux vaut réaliser le diagnostic la dernière année avant l'apport.

(DR)

(DR)

 

3 - Prélever au bon stade

La prise d'échantillon doit intervenir lorsque la croissance de l'herbe est régulière, avec une production comprise entre 2 et 5 tMS/ha (soit une hauteur entre 15 et 20 cm) et avant l'épiaison. Des conditions généralement réunies à partir de début mai. Le prélèvement intervient sur un premier cycle. Il suffit de prélever vingt à trente poignées d'herbe sur une zone représentative de la parcelle. Couper à 5 cm au-dessus du sol. Prélever par exemple les poignées sur les deux diagonales de la parcelle tous les dix ou vingt pas. Autre possibilité : faucher et prélever directement dans l'andain. L'échantillon doit représenter environ 500 g de matière verte.

(Arvalis-Institut du végétal)

(Arvalis-Institut du végétal)

 

4 - Envoyer rapidement l'échantillon

Les échantillons doivent être acheminés le plus vite possible au laboratoire. Si l'expédition n'intervient pas dans la journée, les stocker au congélateur. Ils peuvent aussi être envoyés secs après un séchage à l'air libre si la météo s'y prête. Évitez absolument la fermentation qui risque de modifier les teneurs en azote et donc tous les indices. Identifiez bien les échantillons avant de les envoyer et demandez l'analyse des teneurs NPK en pourcentage de la matière sèche. En cas de doute, faites-vous aider par un conseiller pour exploiter les résultats. Selon les labos, le coût d'un telle analyse varie de 30 à 40 euros.

(Arvalis-Institut du végétal)

(Arvalis-Institut du végétal)

 

Source Réussir Lait Avril 2010

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