Des agriculteurs s’impliquent pour promouvoir la belle rouge en barquette

Renaud Saint-André

Samedi, les éleveurs impliqués dans le label rouge de la race dresseront le bilan des animations réalisées dans les rayons des grandes surfaces : des opérations gagnantes

Des agriculteurs s’impliquent pour promouvoir la belle rouge en barquette

 

Il n’y a pas que dans le Cantal que la viande salers véhicule une image de qualité auprès du consommateur. Et plus encore depuis l’obtention en 2006 d’un label rouge qui tire vers le haut l’ensemble de la filière. Un produit haut de gamme distribué essentiellement en grande surface, notamment dans les magasins Auchan de la région parisienne, du sud de la France ou du Luxembourg. Et pour faire connaître la salers label rouge, des éleveurs n’hésitent pas à se déplacer dans ces points de vente pour présenter leur produit et répondre directement aux consommateurs.

La multiplication des opérations

 

Samedi à Aurillac, l’association qui gère le signe officiel de qualité organise une réception qui vise à les remercier de leur implication. Une rencontre qui permettra en outre de dresser un bilan et d’apporter des idées nouvelles. Et pourquoi pas de donner envie aux nombreux autres éleveurs qui y sont conviés de ­s’impliquer à leur tour.  mÀ la demande des points de vente, qui apprécient beaucoup ces animations, les opérations se multiplient. L’an dernier, six ont été programmées à Clermont-Ferrand, en région parisienne ou au Luxembourg. Chacune mobilise deux éleveurs pendant deux jours. Les frais de déplacement sont naturellement pris en charge par l’association salers label rouge, ainsi que les repas et l’hébergement. En outre, une indemnité pour le temps passé est versée à l’éleveur sur la base de 100 euros par jour (ou 70 € lorsque l’action se déroule dans la région).  Jean-Marie Fabre, président de ­l’association, souligne le côté “formateur” de ces expériences : “Le rôle de ­l’éleveur ne s’arrête pas à la porte de l’étable. La finalité de l’acte de ­production, c’est que le produit soit consommé et apprécié. En ce sens, il leur revient de l’accompagner le plus loin possible en prenant note de la ­perception qu’en ont le distributeur et le consommateur. L’animation en magasin est un des seuls moyens de connaître ces éléments là.” Montée en puissance C’est également selon lui l’occasion de faire connaître au grand public le métier de paysan et d’évoquer avec lui les conditions d’élévage dans un environnement préservé. C’est enfin instaurer une relation de confiance avec le distributeur... Et ça marche. Puisque la filière ­continue de monter en puissance. L’an dernier, 210 élevages sur 347 impliqués ont livré 650 animaux. Le rythme pour l’année qui s’ouvre sera de 15 abattages par semaine.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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