Des économies d’échelle compensent le surcoût d’alimentation 

Annick Conté. Réussir Lait Janvier 2013

Des économies  d’échelle compensent  le surcoût d’alimentation 
Les exploitations de polyculture-élevage détiennent près de 25 % des vaches laitières françaises. © S. Leitenberger / archives

Les économies des exploitations de polyculture-élevage sont plus à relier à leur grande dimension qu’à la complémentarité de leurs productions.

« Les exploitations de polyculture-élevage, qui détiennent près de 25 % des vaches laitières françaises, obtiennent de meilleurs résultats économiques que les exploitations laitières spécialisées », a rappelé Christophe Perrot de l’Institut de l’élevage en décembre dernier, lors des journées 3R. Comment l’expliquer ? La combinaison de plusieurs productions permet-elle aux exploitations de polyculture-élevage de faire des économies (dites de gamme) ?
Favorisées par la politique laitière française (axée sur un ancrage de la production aux territoires), elles ont connu une croissance forte, qui les a majoritairement conduites à mettre en place des systèmes à forte productivité. L’analyse de leur coût de production du lait (hors travail) montre qu’elles valorisent mieux leur main-d’œuvre que les spécialisées. En revanche, elles ne tirent guère partie de la complémentarité des productions pour les postes mécanisation ou alimentation ; elles ont même des charges alimentaires sensiblement plus élevées que les autres exploitations laitières.

Des bâtiments en cours de saturation grâce aux volumes de lait disponibles

D’après une étude statistique faite sur les exploitations de plaine de l’échantillon Rica, les économies des exploitations de polyculture-élevage sont plutôt à relier à leur grande dimension. L’analyse du coût de production entre 2002 et 2010 met en évidence des économies d’échelle de plus en plus nettes au cours du temps. « Les grandes exploitations de plaine qui avaient investi en début 2000 avec le PMPOA (et se trouvaient en situation de ‘déséconomies’ d’échelle) sont en train de saturer leurs équipements et diluer leurs charges fixes grâce aux volumes de lait disponibles dans le cadre de la sortie des quotas, explique Christophe Perrot. Ces économies d’échelle viennent compenser de façon de plus en plus nette le surcoût d’alimentation ».
En 2010, il y a désormais 21 euros pour 1 000 litres d’écart entre le coût de production (hors charges supplétives) des exploitations de la classe moyenne de plaine (300 000-400 000 litres) et celui des 2000 plus grandes exploitations françaises (1 000 000 litres). L'écart s’élève à 56 euros pour 1000 litres en incluant la rémunération du travail familial.
Mais attention, « ces économies d’échelle ne pourraient être que temporaires si les grandes exploitations doivent réinvestir à l’avenir pour absorber la restructuration. »

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Commentaires 2

COLZA 260

LES ECART ENTRE LE COUT DE PRODUCTION DES EXPLOITATION EN FONCTION DES VOLUME C EST FAUX CES ECHELLE D ECONOMIE SE FONT DANS TOUS LES SECTEUR TECHNIQUES ET ECONOMIES

pas

faire plus de lait pour plus de travail(sarkozy)et mes moin d'argent

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