Des élevages s’engagent à réduire leur empreinte environnementale

Costie Pruilh - Réussir Lait Octobre 2012

Des élevages s’engagent à réduire  leur empreinte environnementale
Un des plans d’action du Gaec de la Gaucherais, une des fermes pilotes de la démarche « Approvisionnements laitiers responsables ». L’impact sur l’empreinte carbone, la consommation d’énergie, le travail et les résultats économiques sont estimés.

En 2012, le groupe Bongrain initie une démarche "Approvisionnements laitiers responsables". 150 élevages volontaires travaillent à réduire leur empreinte environnementale, tout en visant l’amélioration d’autres objectifs : revenu, travail, santé du troupeau…

« Les leviers pour réduire l’empreinte environnementale des élevages laitiers sont nombreux », ont insisté le groupe Bongrain et ses partenaires techniques du programme « Approvisionnements laitiers responsables » (Institut de l’élevage, IAD ou Institut de l’agriculture durable, et Filière conseil ingénieurie), lors d’une journée porte ouverte pour présenter la démarche.La démarche « Approvisionnements laitiers responsables » est volontaire. « Bongrain met à disposition des moyens (suivi technique, animation des réseaux), et les éleveurs doivent trouver un intérêt à réduire leur empreinte environnementale : l’amélioration de leur revenu, de leurs conditions de travail… », présente Daniel Chevreul, directeur des approvisionnements laitiers de Bongrain.Cette année, 150 fermes se sont engagées. « Nous avons également lancé la démarche en Europe centrale où nous achetons du lait. Pour déployer la démarche, nous comptons sur environ 600 exploitations qui s’engagent chaque année. Nous nous sommes fixé comme objectif de réduire de 20 % d’ici 2020 l’empreinte de l’ensemble des exploitations qui nous vendent du lait. »

Autonomie protéique et taux de réforme : deux exemples de levier

Sur l’exploitation, la première étape est un diagnostic de l’atelier lait. Dix indicateurs sont étudiées : l’empreinte carbone, la consommation d’eau et d’énergie, la biodiversité, la nutrition et santé animale, la préservation des sols… La deuxième étape est le choix par l’éleveur d’un plan d’action. Parmi les leviers d’amélioration, il en choisit qui correspondent à ses propres objectifs. La troisième étape est la mise en réseau des agriculteurs pour qu’ils puissent échanger sur leurs expériences.Sébastien et Ludovic Mariau, du Gaec de la Gaucherais en Ille-et-Vilaine, font partie des élevages pilotes qui sont entrés dans la démarche il y a un an et demi. « Nous visons l’autonomie protéique totale tout en maintenant une haute productivité des vaches (plus de 9000 litres/vache/an) ». Leur plan d’action repose sur une meilleure maîtrise du pâturage avec la mise en place de paddocks, et le développement de la luzerne et des couverts végétaux avec des légumineuses. « Le principe d’un sol toujours couvert permet de produire plus en polluant moins (apport d’azote, moins d’herbicides) », souligne Konrad Schreiber, agronome à l’IAD. Du méteil est cultivé, et la surface en maïs a été divisée par deux. Les éleveurs ont également choisi de travailler le taux de réforme lié aux mammites et cellules. Ce qui aura un impact sur le nombre d’animaux présents, et donc des conséquences positives sur les indicateurs environnementaux mais aussi sur le résultat économique.Deux autres fermes pilotes ont été présentées au cours de cette journée porte ouverte. Elles travaillent les axes autonomie protéique, réduction de la fertilisation minérale, travail du sol simplifié, couverture des sols, abaissement de l’âge au vêlage…Au cours des ans, les éleveurs suivront l’évolution de leur empreinte environnementale et ajusteront leur plan d’action. 

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires