Du lait en quête de débouché durable en Rhône-Alpes

Costie Pruilh - Réussir Lait Mars 2012

Du lait en quête de débouché durable en Rhône-Alpes
1En attendant une solution de long terme, la coopérative des monts du Forez a conclu un contrat d’un an avec Inalpi, une entreprise italienne qui fournit de la poudre de lait à Ferrero. © S. Leitenberger

Des producteurs mettent la main à la pâte pour assurerun débouché à leur lait. Ils cherchent une solution durable pour la valorisation de leur lait.

Dans la Loire, la société Forez Fourme a été liquidée en janvier. Les 66 exploitations qui fournissaient l’usine sont associées en coopérative de vente de lait – la coopérative des monts du Forez. Celle-ci continue de vendre une partie du lait à la société laitière du Forez (ancien contrat), et pour le reste, elle a conclu un contrat d’un an avec Inalpi, une entreprise italienne qui fournit de la poudre de lait à Ferrero. « Cela donne un peu de visibilité aux producteurs, mais ils doivent s’occuper de la collecte, des analyses du lait, des factures… Au final, cela prend du temps, et le prix du lait qu’ils en tirent est en deçà des prix pratiqués dans la région », expose André Bonnard, de la FRSEA Rhône-Alpes. « Les producteurs cherchent donc une solution à long terme, avec un transformateur local. »
Dans l’Ain, un peu plus de 200 producteurs associés dans la coopérative Lacopab ont dû reprendre l’usine d’emmental blanc (fromagerie de Leyment) qui transformait leur lait, suite à la dénonciation du contrat de location-gérance de cette fromagerie. En 2011, Lacopab et Fromagers savoyard (l’entreprise qui affine les emmentals de Leyment) cherchaient tous deux à céder leur usine. Sans repreneur, les éleveurs doivent faire tourner la  fromagerie. « Jusqu’en février, la fromagerie de Leyment, faite pour traiter 100 millions de litres, n’a transformé que les 50 millions de litres des associés coopérateurs. Les charges de structure pèsent donc beaucoup sur la valorisation du lait », dépeint André Bonnard.

Des partenaires potentiels en Italie

« On devrait revenir à un prix du lait plus conforme aux prix de la région, car un contrat entre la fromagerie de Leyment et Fromagers savoyards va bientôt permettre à Leyment de saturer son outil. » Reste que les deux fromageries cherchent toujours une solution de long terme. Travailler seul dans l’emmental n’est pas viable. « Et ce n’est pas souhaitable pour toute la filière emmental », ajoute André Bonnard. « Lacopab cherche un partenariat durable : un acheteur ou un nouveau contrat de location gérance. L’idée est de trouver un partenaire  dont c’est le métier de gérer la transformation et la commercialisation. » Là aussi, la solution pourrait bien se trouver en Italie.

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