En Anjou, des éleveurs motivés pour produire plus

Sandra Roupnel - Réussir Lait Septembre 2012

En Anjou, des éleveurs motivés  pour produire plus
Vaches normandes au pâturage dans le Maine-et-Loire. © Soizick Héloury

Dans le Maine-et-Loire, les éleveurs laitiers sont-ils satisfaits de leur volume de travail ? Souhaitent-ils produire davantage ? Comment envisagent-ils de s’adapter au nouveau contexte ? Résultats d’une enquête réalisée par la chambre d’agriculture.

Des éleveurs plutôt satisfaits de leur temps de travail global et disposés à produire 14 % de lait en plus : voici ce qui ressort d’une enquête départementale(1) réalisée par la chambre d’agriculture du Maine-et-Loire. « Le premier élément limitant l’augmentation de production est la capacité de traite, puis vient le logement, note François Battais, conseiller à la chambre d’agriculture et responsable de cette enquête. Souvent, les exploitations n’ont plus la capacité de traire davantage de vaches, dans la mesure où l’on considère qu’il est nécessaire de disposer d’un poste pour cinq vaches et de ne pas dépasser une heure de traite. Le logement devient lui aussi rapidement limitant, contrairement à ce que l’on aurait pu croire. »
La charge de travail n’arrive qu’en troisième position. 68 % des éleveurs se sont d’ailleurs déclarés satisfaits de leur temps de travail global.
Trois profils d’éleveurs ressortent de cette enquête. Le premier (35 % des réponses) regroupe des éleveurs dits « stables », ne souhaitant pas augmenter le niveau de production. Ce groupe comporte plus de quinquagénaires. Leurs exploitations sont souvent moins bien équipées pour la traite. Parmi eux, des « agrobiostables », qui disposent de moins de quota et aussi moins de surface par UTH. Ils sont moins limités en travail mais leurs outils sont saturés et ils sont surtout limités par la capacité fourragère.

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Premiers facteurs limitants : la capacité de traite et le logement

Les « modérés » (32 % des réponses) souhaitent en moyenne produire 10 % de lait en plus. On y retrouve plus de Gaec père-fils. C’est aussi le groupe avec le plus de lait par UTH et globalement les plus satisfaits par leur temps de travail (80 % de satisfaction). Ils sont bien équipés pour la traite. Une augmentation du volume produit pourrait toutefois avoir des conséquences négatives sur le temps de travail, selon le niveau d’efficience des éleveurs. Les équipements pourraient aussi rapidement arriver à saturation.
Les « développeurs » (33 % des réponses) sont surtout des quadragénaires. Ils visent 33 % de lait en plus. 36 % d’entre eux jugent pourtant leur temps de travail excessif. Ils disposent d’ailleurs des plus grosses surfaces par UTH. Les développeurs sont la catégorie au sein de laquelle on trouve le plus de robots. Ces éleveurs envisagent de développer leurs outils et d’investir, notamment dans les équipements de traite. Mais attention, le logement et le temps de travail pourraient vite limiter ces développeurs.
Toutes catégories confondues, l’organisation et le temps de travail apparaissent pour les éleveurs la première adaptation nécessaire pour produire plus demain. Investir dans les équipements de traite, améliorer l’autonomie fourragère et augmenter la SAU sont aussi des adaptations importantes aux yeux des éleveurs. Au contraire, l’embauche d’un salarié est peu citée (5 %).

(1) 12 % de retours sur 1850 questionnaires envoyés.

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