Fefana-Synpa : Mieux différencier additif et matière première »

Emeline Bignon

Le flou réglementaire autour du statut des additifs et des matières premières, et les conséquences qui en découlent en termes d'allégations ont été au coeur d'un récent débat à l'initiative de la Fefana, l'association européenne des additifs et prémélanges en nutrition animale, représenté au niveau français par le Synpa(1). « Nous souhaitons des lignes directrices claires et transparentes pour permettre une identification neutre et robuste des différentes types de produits utilisés en alimentation animale, a martelé Didier Jans, secrétaire général de la Fefana. Nous proposons déjà un outil qui va dans ce sens. »
Fait nouveau, le futur règlement européen sur « la mise en marché et l'utilisation des aliments pour animaux » donnera la possibilité aux fabricants de réaliser des allégations sur les matières premières et les aliments composés. « Ce nouveau règlement vise à clarifier le classement des différents produits en prévoyant notamment de créer un outil pour distinguer les produits selon leur nature, leur mode de fabrication et leur utilisation. Cela permettra ainsi de limiter la possibilité d'interprétation des différents Etats-membres », a indiqué Didier Jans en précisant qu'« au-jourd'hui, c'est la Commission européenne, avec chaque Etat-membre, qui tranche au cas par cas, pour statuer si tel ou tel produit est un additif ou une matière première. »

Allégations nutritionnelles

S'il s'agit d'une matière première, le nouveau règlement prévoit qu'elle pourra uniquement bénéficier d'allégations « objectives et vérifiables », principalement à visée nutritionnelle (par exemple : « source de protéines »). Si c'est un additif, il restera soumis à une autre réglementation(2) qui prévoit, quant à elle, un cadre plus strict avec une évaluation scientifique et une autorisation préalable des produits. Le champ des allégations possibles se montre plus large avec des additifs à effet technologique, sensoriel, nutritionnel, ou zootechnique (plus le cas des coccidiostats et histomonostats).
Au mieux, le nouveau règlement aliment entrera en vigueur en juillet 2010.

(1) Syndicat national des producteurs d'additifs et d'ingrédients de la chaîne alimentaire.
(2) Règlement européen CE 1831-2003.

Source Réussir Vigne Mai 2009

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires