Génomique : Les recherches sur la composition fine du lait sont déjà bien avancées

Franck Mechekour

Les Pays-Bas annoncent que leurs travaux de recherches en génomique sur la composition fine du lait (les acides gras…) sont bien avancés. Ce secteur très concurrentiel intéresse à la fois le monde de la sélection mais plus largement toute la filière laitière. La France n'est pas en reste avec son programme PhénoFinLait (phénotypage fin du lait). Ce dernier a débuté en 2008. Il permettra d'aller plus loin que les travaux néerlandais dans la valorisation des informations génomiques, selon Mickaël Brochard, ingénieur à l'Institut de l'élevage et responsable du programme. « Nous travaillons sur une population d'animaux beaucoup plus large et sur trois espèces (bovins, ovins et caprins). » Ce programme concerne 20 000 animaux dont 12 000 bovins de races Prim'Hosltein, Montbéliarde et Normande. Environ deux tiers des animaux seront génotypés et leur lait sera analysé six fois par an. Les vaches sont réparties dans plusieurs départements pour couvrir différents systèmes d'élevage.

PhénoFinLait s'appuie, et c'est une différence majeure avec le programme néerlandais, sur la méthode d'analyse de lait (infrarouges) utilisée en routine par le contrôle laitier. Cette collaboration étroite avec le contrôle laitier permettra d'analyser la composition fine du lait à un coût moins élevé que celui des Pays-Bas et de recueillir des informations sur la conduite du troupeau. Ces informations permettront de faire la part entre l'influence de la génétique et celle du milieu (conduite d'élevage…). « Avec PhénoFinLait, nous pourrons développer des index génomiques pour le choix des reproducteurs et développer des conseils auprès des éleveurs pour qu'ils puissent s'adapter au mieux aux besoins de la filière, en agissant sur les deux leviers », souligne Mickaël Brochard.

Mickaël Brochard, de l'Institut de l'Elevage. (DR)

Mickaël Brochard, de l'Institut de l'Elevage. (DR)

 

Du conseil en élevage

En bovins, la phase de collecte des données a débuté en octobre. Les résultats préliminaires seront disponibles en 2010. Les vaches seront génotypées en 2011, l'interprétation fine des résultats pourra alors débuter.

Source Réussir Lait Elevage Octobre 2009

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