Gestion de stocks : Trois pistes pour pallier un manque de fourrages

Sandra Roupnel

L'augmentation des effectifs de vaches laitières dans les élevages a entrainé une consommation supérieure de stocks fourragers cet hiver. D'autant que les rendements n'ont pas été toujours au rendes-vous. Pour ne pas se retrouver à court de fourrages avant la récolte des maïs, la chambre d'agriculture du Calvados propose quelques pistes à étudier.
Il s'agit tout d'abord de valoriser au mieux les surfaces en herbe. Les récoltes précoces (fin avril-début mai) fournissent un fourrage de haute valeur alimentaire. Et les regains précoces seront de qualité. L'alternance fauche-pâturage sur le maximum de parcelles limitera également les refus. La présence de stocks d'herbe sur pied s'avère intéressante pour aborder l'été. Les apports d'azote de fin mai-début juin serviront à constituer ces stocks sur les prairies à base de graminées. Attention toutefois à bien raisonner la fertilisation azotée pour ne pas fragiliser la trésorerie.

Ensiler avant maturité nécessite d'adapter la ration. (S. Roupnel)

Ensiler avant maturité nécessite d'adapter la ration. (S. Roupnel)

Ensilage de céréales

Deuxième possibilité : les ensilages de céréales immatures. Ce type de récolte libère les sols tôt, vers la fin du mois de juin, et permet la mise en place d'une interculture qui peut fournir quelques tonnes de matière sèche.
Si les stocks viennent malgré tout à manquer, il reste envisageable d'avancer la date de récolte du maïs. Ensiler avant la maturité optimale exige néanmoins d'adapter la ration alimentaire en conséquence.

Source Réussir Lait Elevage Mai l 2008

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