Gestion : Pas de miracle avec les nouvelles grilles saisonnalité

Emeline Bignon

Dans le Grand Ouest. Avec la réécriture des grilles interprofessionnelles de saisonnalité, les éleveurs ont-ils davantage intérêt à livrer plus de lait au moment où celui-ci est payé le plus cher en été ? Pas sûr.

En Bretagne et Pays de la Loire, les nouvelles grilles en place depuis le 1er janvier 2010 ont accentué l'écart de prix entre les mois où le lait est le mieux payé et celui où il l'est le moins. Cet écart se chiffre désormais à 60 €/1000 l au lieu de 45 € en 2004-2005 par exemple. Toutefois, d'après les simulations des chambres d'agriculture de Bretagne, l'avantage économique d'un changement de période de vêlage reste encore limité.

Des grilles plus incitatives mais pas encore décisives

Les anciennes grilles favorisaient les vêlages d'automne et pénalisaient les vêlages de fin d'hiver. Les nouvelles grilles, au contraire, pénalisent les vêlages très groupés à l'automne et avantagent les livraisons d'été, incitant à faire vêler au printemps. « Cela dit, selon la saison
de vêlage choisie, l'écart de prix de base (en moyenne annuelle) entre les différents profils de livraison est au mieux de 7 €/1 000 l, soit 2 € de plus qu'avec les précédentes grilles », indique Guylaine Trou.
Une maigre rançon, d'autant que selon les zones et les systèmes, un changement de période de vêlage peut s'accompagner d'une augmentation du coût alimentaire en été. « Il faut analyser au cas par cas l'impact sur les produits (notamment sur les taux du lait
et la viande) mais aussi sur les charges et le travail », prévient la conseillère.

Source Réussir Lait Septembre 2010

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