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Salle de traite en élevage bovin laitier. © Delaval

Le simple équipement est un moyen d’accéder à un équipement très automatisé à moindre coût.

29/11/11
Bovins lait

Installation de traite en simple équipement, l’automatisation à moindre coût

Les installations de traite en simple équipement se répandent dans les campagnes. Elles sont souvent dédiées aux grandes exploitations, pour lesquelles elles offrent le plus d’intérêt.

Une griffe pour deux stalles : voilà le principe global des installations de traite simple équipement. Également appelé « swing over » dans les pays anglo-saxons, « ce système peut équiper les installations classiques, aussi bien épis (30°, 60°) qu’en traite par l’arrière, sur des quais existants ou sur du neuf », explique Jean-Jacques Petit, directeur marketing et commercial de Packo Fullwood. La fosse doit cependant mesurer une largeur minimale pour que le ou les trayeurs puissent circuler aisément et que les porte-griffes puissent basculer d’un côté à l’autre.

Un montage réservé aux techniciens les plus aguerris

Pour alimenter les deux côtés, l’installation simple équipement s’appuie sur un châssis central supportant les bras et les canalisations (air, lait, voire air filtré). Les bras sont montés sur pivots, généralement en inox. « Cette technologie est robuste : elle a été éprouvée dans d’autres secteurs (agro-alimentaire), explique Jean-Jacques Petit. Lors du montage, il faut cependant veiller au respect de la pente générale des canalisations principales et à ce que les bras ne décrivent pas des courbes trop accentuées, synonymes de lipolyse du lait. C’est pourquoi, ce type d’installation est souvent dédié aux techniciens les plus aguerris. »
Le châssis central supporte également tous les éléments d’automatisation (souvent en option), à savoir le vérin de décrochage automatique, la valve de coupure du vide, le boîtier de contrôle, le compteur de lait, l’identification des vaches, etc. « À cela, peut s’ajouter un système de verrouillage à gaz, plaçant idéalement le bras dans sa position droite (ou gauche), dès qu’on le pousse légèrement, explique Jean-Jacques Petit. Cette option est cependant rarement choisie par l’éleveur à cause de son coût élevé. » Petit bémol : du fait de sa position en hauteur, l’affichage du boîtier peut être trop haut ou trop bas, dans le cas de plusieurs trayeurs de taille différente sur la même exploitation.
En revanche, la ligne de lavage reste en bas et n’est présente que d’un seul côté.

Un trayeur travaillera confortablement avec une 2 x 12 simple équipement alors qu’il ne chômera pas avec une 2 x 10 en double équipement.

Un équipement évolutif adapté  à un agrandissement

Ce type d’installation est très répandu dans certains pays anglo-saxons comme l’Irlande et la Nouvelle-Zélande. « Dans ces pays, l’argument principal de cette stratégie d’équipement n’est pas d’avoir une installation à bas coût, mais d’avoir une installation avec un fort degré d’automatisation à moindre coût, résume Gilles Mainbourg, de Boumatic. En France, c’est sensiblement le même cas de figure. Globalement, les acheteurs ont généralement de grands troupeaux, sont encore jeunes et investissent dans une grande installation, anticipant un éventuel agrandissement de la production laitière. Au besoin, ils investiront dans l’équipement du deuxième côté de la salle de traite. » Maxime de Traversay de Delaval inclut également dans la liste des acheteurs « des éleveurs ayant récemment augmenté leurs troupeaux sans augmenter leur main-d’œuvre et souhaitant garder la main sur la traite. Ce sont souvent des grandes installations, car ces dernières génèrent un gain de temps notable. »
Dans les grandes exploitations, le simple équipement « permet d’optimiser le temps de présence du trayeur dans la salle de traite, explique Gilles Mainbourg, un peu à la manière du roto. » À nombre de griffes égal, le débit de traite peut augmenter de 50 %. Pendant que le trayeur nettoie et branche les premières vaches d’un côté, de l’autre, d’autres vaches sont évacuées puis les suivantes entrent dans leur stalle. « Plus le nombre de postes est important, plus le temps de sortie est long, explique Nicolas Lion, chef de projet régional bâtiments à la chambre d’agriculture de l’Aisne. Avec le simple équipement, le trayeur continue de nettoyer, de brancher et de post-tremper pendant ces temps morts que sont l’entrée et la sortie des laitières. » Le rythme est plus sportif, plus intense, mais il dégage du temps pour d’autres travaux sur l’exploitation.
Pour traire en une heure (hors lavage), les Chambres d’agriculture de Picardie et de Nord-Pas-de-Calais estiment à 7 le nombre de vaches par poste (griffe) en simple équipement, contre 5 en double équipement.
 

Plus économique à automatisation égale

Partant de ce principe, pour traire une centaine de vaches en une heure, il est nécessaire d’avoir une installation 2 x 14 en simple équipement contre une 2 x 10 en double équipement. Le nombre de griffes est de 14 dans le premier cas contre 20 dans le second cas, soit une économie de 30 %. Cette économie est renforcée par l’équipement en amont, puisque la pompe à vide est plus petite pour 14 postes que pour 20 postes. Cependant, une paire de 14 postes nécessitent un bâtiment de traite plus vaste qu’avec 2 x 10 postes : au final, l’économie est réduite. Néanmoins, la salle de traite reste évolutive en cas d’agrandissement du troupeau.
Enfin, du côté des consommables, le renouvellement plus fréquent avec une simple équipement compense le nombre de manchons réduit : les coûts sont sensiblement les mêmes.

Ludovic Vimond - Réussir Lait Novembre 2011
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