La semence sexée femelle disponible à la Coopérative d'Insémination Elva Novia

ELVA NOVIA Coopérative Agricole d'Insémination Animale

Sébastien et Cédric DHUME accompagnés de Pascal THURMES (Inséminateur Creuse)
Sébastien et Cédric DHUME accompagnés de Pascal THURMES (Inséminateur Creuse)

La semence sexée femelle, une technologie innovante qui permet le choix et une accélération formidable du progrès génétique dans les élevages. Disponible auprès de votre inséminateur Elva Novia pour la majorité des races bovines laitières, reportage…

La semence sexée au GAEC DHUME à Charron dans la Creuse

Cette exploitation est composée de deux associés Cédric et Sébastien DHUME. Elle se situe à Charron dans la Creuse à la limite du Puy De Dôme. Elle a une SAU de 136 ha et un troupeau de 63 vaches laitières Prim’ Holstein avec 50 génisses pour produire 550 000 L. Le troupeau est à 9 000 L de moyenne.

Le fonctionnement de l’exploitation

Le système fourrager est composé d’une grande partie d’herbe (avec une partie récoltée en ensilage, une partie en foin et une grande partie en pâture), de 15 ha de maïs et de 13 ha de céréales (blé et triticale).

Le GAEC livre son lait dans la filière OMEGA 3 ce qu’il leur fait utiliser du lin dans la ration des vaches laitières. Cette dernière est composée à 50% EH, 50% EM, foin à volonté, tourteaux et farine de céréales.

Les vaches laitières

Au Gaec DHUME, les vêlages sont groupés allant du 01 septembre au 30 décembre et la période de mise à la reproduction va de la deuxième quinzaine de  novembre au 15 mars. Que ce soit les vaches ou les génisses.

100% du cheptel est inséminé lors de la campagne dernière 50% des vaches ont été inséminées en pure et 50% en croisement industriel dont 25% qui étaient commencées en pure.

Les vaches sont taries 6 semaines et les primipares 8 semaines. Ils effectuent une période de préparation au vêlage de 3 semaines.

Après vêlage, un bolus de METRABOL est posé systématiquement sur toutes les vaches à problème (jumeaux, métabolique…) et sur toutes les primipares.

Cédric et Sébastien DHUME accompagné de Pascal THURMES avec les génisses qui seront mise à la reproduction l’automne prochain.

Tous les ans, 25 génisses sont inséminées, 15 pour du vêlage 2 ans et 10 pour du vêlage 3 ans.

L’alimentation des génisses est composée uniquement d’herbe. A partir du sevrage jusqu’à 18 mois (pour les femelles en vêlage 2 ans), elles ont du foin (hiver) ou de la pâture (été) avec un complément de 2 kg d’un mélange à la carte qu’elles ont commencés à manger avant sevrage.

Mélange composé de : 25% de céréales popés/ 25% de tourteaux/ 25% luzerne/ 25% de betteraves/ minéraux.

Pour les femelles en vêlage 3 ans, elles n’ont plus d’aliments le 2ème hiver.

La reproduction

Pour le secteur de la Creuse une tournée unique est opérée alors la détection des chaleurs est importante. Sébastien dit « On y passe du temps ». Il y a déjà beaucoup de passage dans la journée au milieu des vaches lors de l’alimentation, du paillage et de diverses manipulations. Toutes les femelles vues sont inséminées et c’est à 95% l’acceptation du chevauchement qui déclenche l’appel.

Pour les génisses, une caméra donne un sacré coup de pouce. Cédric : « On regarde à la caméra avant de donner l’aliment car une fois l’aliment distribué, il est dur d’observer un chevauchement ».

4 passages d’échographie sont ensuite réalisés afin de faire le point sur les gestations.

La semence sexée

Les premières doses sexées ont été posées sur la campagne 2011-2012. 11 doses sont achetées et mises en place sur 9 génisses en vêlage 3 ans et une sur une vache. Sur les génisses, il y a eu 3 gestations avec 2 femelles et 1 mâle. La vache a été gestante est à fait une femelle.

Après observation des résultats, Cédric et Sébastien DHUME avec leur inséminateur Pascal THURMES ont voulu tout remettre à plat et revoir l’utilisation de la semence sexée dans sa globalité.

Sur les conseils de l’inséminateur, ils ont tout d’abord décidé d’utiliser la semence sexée sur les femelles en vêlage 2 ans.

Ces dernières sont rentrées à l’étable 3 semaines plutôt (au 01 novembre). Le traitement pour les douves et pour les strongles a été réalisé à ce moment-là. Les femelles ont eu 3 semaines de transition alimentaire.

L’an passé, elles n’avaient pas eu forcément de transition, les strongles étaient réalisés en septembre et la douve en janvier soit pour cette dernière en pleine période d’insémination.

Une première chaleur de référence est observée et la pose de la semence sexée ce fait sur chaleur naturelle.

Sur 13 doses de semences sexées achetées, 12 ont été posées et il y a eu 10 gestations. Maintenant reste plus qu’à attendre le vêlage !

Pascal THURMES (Inséminateur sur la Creuse)

L’avis de Sébastien DHUME et Pascal THURMES

"Nous avons posé les premières doses sexées en 2011 afin de mieux valoriser les mâles avec le croisement industriel. Nous remarquons qu’il y a de plus en plus de taureaux dont la semence est sexée. Plus ces taureaux seront crédibles, plus nous pourrons augmenter leur utilisation.

Pour le moment nous réalisons la première IA en sexée et les retours en conventionnel. Grâce à l’échographie précoce, nous connaissons l’état des femelles inséminées en semence sexée avant la fin de la période d’IA. Cela nous permet de nous adapter en mettant plus ou moins de croisement sur les dernières vaches à mettre à la reproduction.

La semence sexée pourrait également être intéressante sur les vaches mais cela nous exposerait à une baisse de fertilité. Nous attendons les conseils de notre inséminateur avant de commencer. De plus, notre exploitation est en évolution avec un projet de changement de site. La surface à pâturer a de fortes chances d’augmenter et nous aurons des choix à faire pour valoriser cette herbe. Deux solutions sont envisageables grâce à la semence sexée : faire naître un plus grand nombre de génisses ou élever plus de veaux croisés."

L'avis de Pascal THURMES :

« Je suis inséminateur depuis 1989 sur la Creuse.

J’ai posé mes premières doses sexées en 2008 et aujourd’hui 5 élevages en utilisent sur mon secteur.

Je prends beaucoup plus de précautions.

- Je fouille systématiquement toutes les bêtes prévues en semence sexée avant la mise à la reproduction et si je vois qu’une génisse à un problème soit un traitement est conseillé soit la pose en sexée est déconseillée.
- Pour les vaches, si l’éleveur n’est pas sur des chaleurs je déconseille la semence sexée.
- Je prends plus de précautions lors de la décongélation et de la mise en place.

Enfin, je crois à la technique, c’est une vraie évolution dans notre métier mais il faut tout de même un large choix de taureaux. »

Contact : Didier Aubert Labo logistique semence à Marmilhat 04 73 42 17 17

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