Lait bio : La recherche de nouveaux producteurs, l’enjeu de demain

Jean-Yves MORICE

Lait bio : La recherche de nouveaux producteurs, l’enjeu de demain

Le lait Bio représente 2% du lait produit en France et concerne près de 2 300 producteurs. Un défaut d’approvisionnement pourrait réapparaître en 2017 sans une politique volontariste de renouvellement des producteurs.

Lait bio : La recherche de nouveaux producteurs, l’enjeu de demain

Lait bio : Un marché et une production française en croissance

Avant 2012, la France était fortement importatrice, une politique de conversion entre 2010 et 2012 a permis une progression de près de 40% des volumes. En 2013, la collecte progresse de 5.4% par rapport à 2012 et atteint 489 millions de litres de lait. 

Ce volume situe désormais la France au 2e rang européen derrière l’Allemagne et permet une quasi-autosuffisance du marché. Les fabrications sont dynamiques.

Grâce à ces progressions, le déclassement du lait bio en conventionnel se réduit pour se limiter à une fourchette de 20 à 30% suivant les opérateurs. La densité des producteurs sur un territoire donné est un élément clef pour réduire ce déclassement.

Lait bio : La recherche de nouveaux producteurs, l’enjeu de demain

L’enjeu à l’horizon 2017

 Une progression régulière du marché se vérifie tandis que les conversions se ralentissent. 

Une autre préoccupation se profile : l’âge des éleveurs bio qu’il faudra compenser au risque d’un plafonnement de la collecte.

L’incitation à la conversion et au maintien du système bio prévu dans la Pac 2015/2020 est donc bienvenue. Le différentiel prix du lait bio / lait conventionnel de l’ordre de 100 € / 1 000 litres de lait est indispensable pour compenser l’extensification fourragère induite par le système. L’équilibre offre / demande sur le marché français reste l’impératif. La pluviométrie 2014 fut favorable à la hausse de collecte (estimée à 508 millions de litres soit + 8% cette année). Cette progression a été absorbée par une consommation boostée notamment par l’augmentation des ventes dans les « drive » des GMS.

La compétitivité française pour se prémunir des importations des pays du Nord de l’Europe reste aussi l’enjeu. Les valorisations des produits bio en GMS connaissent désormais une pause depuis 2012. La maîtrise du coût de production est d’autant plus déterminante pour le maintien du revenu.

2015/2016 devraient être des années où l’équilibre offre / demande se vérifiera sur le marché français. L’enjeu est la vigilance pour 2017, lorsque les départs à la retraite s’accentueront et que les structures en lait conventionnel agrandies seront de ce fait moins sujettes aux conversions bio.

 

 

Source : CERFRANCE - Lettre Veille Économique Agricole - décembre 2014 - N°40

 

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