Le lait équitable français cherche des adhérents

Costie Pruilh - Réussir Lait Mai 2012

Le lait équitable français cherche des  adhérents
Richard Blanc, de l’EMB, et Erwin Schöpges, président de Faircoop. « Nous cherchons un industriel français pour vendre pour nous environ 10 millions de litres de lait UHT demi écrémé la première année. » © C. Pruilh

European Milk Board (EMB) a déposé la marque FaireFrance et cherche des éleveurs français pour adhérer à Faircoop SCA, la coopérative de vente du lait équitable.

Le lait équitable en Europe

© Packaging of the world

EMB a démarré avec son concept de lait équitable en Autriche en 2007 (lait et yaourt sous marque A faire Milch). Puis est venu le tour de l’Allemagne, avec du lait UHT sous la marque Die faire Milch. Le Luxembourg a lancé en 2011 un lait UHT. La Belgique vend du lait UHT, du lait chocolaté et des glaces sous la marque Fairebel. Les Pays-Bas ont lancé depuis quelques mois un lait chocolaté, équitable pour le lait et le chocolat.

Lors du congrès de l’OPL (section lait de la coordination rurale) le 22 mars dernier, European Milk Board (EMB) a présenté aux éleveurs présents son projet de marque française de lait équitable. L’idée est d’aller chercher de la valeur ajoutée en s’impliquant dans la commercialisation de produits laitiers. FaireFrance sera d’abord apposée sur des bouteilles de lait de consommation UHT demi- écrémé. Puis, comme en Belgique où la marque se développe, elle pourra habiller d’autres produits laitiers. FaireFrance garantit au consommateur que la marge est répartie équitablement entre les éleveurs, le transformateur et le distributeur, de manière à ce que chacun puisse bien vivre de son métier. Pour un litre de lait vendu à 0,90 euro en grande surface, 0,10 euro reviendra aux adhérents de Faircoop, réparti au prorata des parts, 0,01 euro ira à EMB, propriétaire de la marque, et 0,01 euro à Apli ou à OPL, adhérent à l’EMB. Le reste étant réparti entre le distributeur et le transformateur. Tout agriculteur français membre de l’EMB peut adhérer à la coopérative de vente.
Ce 0,10 euro à l’éleveur viendra s’ajouter à son prix du lait. Car les adhérents de la coopérative de vente restent producteurs dans leur laiterie, continuent à être collectés et payés par elle. « Nous ne nous occupons pas de transformation, juste de commercialisation », insiste Richard Blanc, de l’EMB. Ainsi, la prise de participation dans Faircoop est déconnectée du quota de l’exploitant. « Au départ, chaque personne (les parts appartiennent à une personne physique, pas à l’exploitation) peut investir au minimum 1 000 euros, ce qui correspond à 10 parts, et au maximum 4 000 euros », précise Philippe Massoz, directeur de Faircoop. Les parts seront moins chères pour ceux qui adhèrent avant le 30 juin. Par la suite, les éleveurs pourront réinvestir leur gain dans des parts. « On a plafonné à 500 parts par personne, pour éviter des positions trop dominantes dans la coopérative. »

Donner au moins une demi-journée pour la promotion

Cette aventure demande aussi d’y investir du temps. Car pour aller au bout de la démarche équitable, il faut entrer en contact avec les consommateurs. « Chacun doit apporter au moins une demi-journée pour promouvoir le lait équitable et son métier, dans les magasins, dans des foires… Le temps à donner à la promotion est fonction du nombre de parts qu’on a dans la coopérative. » Pour l’heure, Faircoop France cherche des adhérents et un industriel français pour conditionner son lait.

 nota : Faircoop SCA est une filiale de la coopérative belge Faircoop.

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