Les marges nettes des distributeurs à la loupe

Costie Pruilh - Réussir Lait Décembre 2012

Les marges nettes des distributeurs à la loupe
La marge nette pour le rayon produits laitiers va de 0,1 à 3,70 € suivant le distributeur. © S. Leitenberger / archives

L’observatoire des prix et des marges présente pour la première fois les marges nettes de cinq rayons de la distribution. Et un nouvel indicateur, « l’euro alimentaire du consommateur ».

Le rapport montre que pour une vente de 100 euros en super et hypermarché, la marge brute de la grande distribution varie entre 23 et 30 euros sur cinq rayons (boucherie, volaille, charcuterie, produits laitiers, fruits et légumes). Les sept grandes enseignes de distribution ont pour la première fois communiqué les données pour établir leur marge nette. Celle-ci est très variable d’un rayon à l’autre, car les distributeurs réalisent une péréquation entre les différents rayons. Ils acceptent de perdre sur un rayon s’ils peuvent se rattraper sur d’autres. La marge nette pour 100 euros de vente est en moyenne négative en boucherie et nettement positive pour les rayons charcuterie et volailles. Le rayon produits laitiers est intermédiaire à +1,90 euro (de 0,1 à 3,70 euros suivant le distributeur). « Le taux de marge nette est certes faible, mais comme le rayon produits laitiers est le plus gros en termes de chiffre d’affaires et de marge brute globale, il génère une marge nette globale élevée, en raison des quantités vendues. » L’Observatoire souligne aussi la sur-représentativité des hypermarchés par rapport aux supermarchés. Chez ces derniers, les marges brutes et nettes peuvent être plus élevées.
Le rapport souligne les difficultés des industriels, confrontées à la hausse des coûts (matières premières, énergie…), et l’impact de la hausse des coûts de l’alimentation des animaux dans les élevages.

Capture d’écran

L’agriculture capte moins la valeur ajoutée depuis 1995

Dans ce rapport, l’Observatoire présente pour la première fois le critère « l’euro alimentaire du consommateur ». Il permet de répondre à la question « sur 100 euros dépensés en GMS, quelles branches de l’économie sont rémunérées et à quel niveau ? ». En 2008, sur 100 euros de dépenses alimentaires, seuls 7,60 euros reviennent à l’agriculture, 11,30 euros aux industries agroalimentaires (IAA), loin derrière le commerce (20,80 euros), les services (17,50 euros) et les importations (26,80 euros).
Depuis 1995, l’Observatoire montre que la part de l’agriculture (de plus de 12 euros à moins de 8 euros) et des IAA dans « l’euro du consommateur » a diminué, au profit des branches commerce, et surtout des services (publicité, communication, traçabilité…) et des importations (matières premières, produits finis…).

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