Marché mondial : Le lait, bientôt premier secteur de l'agroalimentaire turc

Rita Lemoine – Revue laitière française.

La Turquie est aujourd'hui le quinzième pays producteur de lait. Tout pousse à dire qu'elle dépassera rapidement et largement les 12,2 milliards de litres affichés aujourd'hui. En 2000, elle ne produisait que 8-9 milliards de litres. La volonté du gouvernement est là, et celle des investisseurs privés également. Le leader du marché laitier turc, Sütas, s'est donné comme objectif de doubler le volume de lait qu'il traite d'ici fin 2012 en développant ses fermes intégéres et en aidant les producteurs à agrandir leur troupeau. Et si 80 % des fermes turques comptent moins de 9 vaches, des fermes privées de 2 400 têtes ont vu récemment le jour à Izmir et à Denzili.

Situé en, le projet de Sütas s'étend sur 300 ha et comprend un centre d'insémination, une usine d'aliment, deux fermes d'élevage, une unité de transformation et une de méthanisation. (DR)

Situé en, le projet de Sütas s'étend sur 300 ha et comprend un centre d'insémination, une usine d'aliment, deux fermes d'élevage, une unité de transformation et une de méthanisation. (DR)

Création d'un conseil national du lait

Le ministère de l'Agriculture a lui aussi pris des mesures pour conforter la production et surtout la livraison de lait. Car seulement 40 % du lait est livré. Beaucoup de produits arrivent dans les petites échoppes sans avoir subi de contrôles et sans être déclarés. Autre problème, l'instabilité du prix du lait à la production.
Une instabilité qui n'est pas seulement le résultat de la conjoncture laitière mondiale mais aussi d'une forte saisonnalité de la production qui est décalée par rapport à la consommation. Pour amener plus de sérénité et favoriser le développement de la filière, un conseil national du lait a été créé il y a trois ans. Il réunit les producteurs à travers leurs coopératives, les industriels et l'Etat. Il est financé par le ministère (15 millions d'euros) et les 162 coopératives de collecte et entreprises privées (243 000 euros). Sa création s'est traduite par de nouvelles règles pour le calcul de l'évolution du prix du lait. Tous les trois mois le conseil déclare le coût de production d'un litre de lait à la ferme.
Ce chiffre estimé à partir du suivi d'une exploitation disposant de 10 vaches, constitue le prix minimum. Des négociations ont lieu ensuite dans les régions.

Source Réussir Lait Juillet-Août 2011

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