Optimiser la complémentation azotée au pâturage

CLASEL

Optimiser la complémentation azotée au pâturage

L’herbe pâturée de printemps est naturellement riche en azote soluble. La quantité de correcteur azoté doit donc être réduite au fur et à mesure de l’augmentation de la part d’herbe dans la ration. En effet, l’excès d’azote génère une dépense énergétique supplémentaire au niveau de l’animal, de plus la complémentation azotée étant la plus onéreuse, une surconsommation coûte chère.

Généralement, on peut se passer d’azote pour une ingestion inférieure à 5 à 6 kg MS de maïs ensilage/VL/j. Au-delà de ces quantités, on complémente de 150 g d’aliment type tourteau de soja/kg MS de maïs ensilage ingéré. La qualité de l’herbe influence fortement ces seuils de complémentation.

La valeur azotée du pâturage dépend de :

    • sa composition : plus la prairie est riche en légumineuses, meilleure est sa valeur azotée

    • son stade : plus l’herbe est jeune, plus elle est riche.

    • sa fertilisation pour une graminée pure : si elle est trop stricte, on peut manquer de minéralisation, d’où une valeur azotée réduite.

Ainsi, une prairie peu fertilisée de RGA épié aura une valeur azotée plus faible qu’un pâturage jeune de RGA/trèfle : la complémentation en azote sera plus soutenue.

En cas de besoin de correcteur, il est plus intéressant d’un point de vue économique de garder le même qu’en hiver. Vérifier le taux d’urée pour prévenir l’excès d’azote soluble dans le rumen. Un correcteur tanné peut être utilisé si l’objectif est de maximiser la production laitière. Son utilisation sera moins pertinente si le maïs est majoritaire dans la ration.

Nicolas ROUE

Nutritionniste Clasel

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