Pâturage : De l'herbe, des vaches, du lait, en quantité et en qualité (suite)

Bénédicte Boissier

Pâturage : De l'herbe, des vaches, du lait, en quantité et en qualité (suite)

Le Gaec de la Rochette reçoit le 25 avril sur son exploitation à Paslières tous ceux et celles qui veulent en savoir davantage sur la façon dont est conduit le pâturage économiquement rentable sur l'exploitation.

Faire du stock

Denis, Éric, Christophe, et Catherine Guérin en Gaec des Prés élèvent 90 vaches Prim'Holsteins (640 000 l de quotas) et 350 brebis sur la Pra Dore-Bois Noirs. Ils exploitent sur 260 ha : 100 ha de céréales et de maïs ensilage pour l'autoconsommation, des prairies naturelles et temporaires « pour faire du stock. Nous mettons du Ray Grass, du dactyle, du trèfle, du dactyle + luzerne et nous en sommes très satisfaits » souligne Christophe Guérin.

Des prairies choyées

Qu'elles soient permanentes ou temporaires les prairies de l'exploitation Guérin sont soigneusement entretenues.
En effet, avant d'amener les vaches au pâturage (entre le 20 mars et le 10 avril), les membres du Gaec procèdent à l'entretien des prairies. « Nous chaulons tous les deux à trois ans. Sur les prairies temporaires on passe un outil à dents, on apporte du fumier et du lisier, on sème puis on met de l'azote » (ce qui sera fait aussi à la mi-mai sur les pâtures après un deuxième passage du troupeau). La longévité moyenne de la prairie artificielle sur l'exploitation se monte à 4 ans. « On met ensuite du maïs, puis on revient à la culture de l'herbe. » Christophe gère le calendrier de pâturages avec le logiciel Planfum, et fait régulièrement des analyses d'herbe, de foin et d'enrubannage, « elles nous servent beaucoup. »

Christophe Guérin avec François Fournier un de ses conseillers de la Chambre d'Agriculture

Christophe Guérin avec François Fournier un de ses conseillers de la Chambre d'Agriculture

 

Pendant la mise à l'herbe

Ils changent les animaux de parcelle selon la hauteur d'herbe : « on fane les parcelles qu'on a décidé d'enlever parce qu'on a pris du retard. Quand les vaches devancent l'herbe, on leur donne davantage de complément. Nous ajustons en fonction de la pâture, en les laissant moins longtemps sur les parcelles pas trop belles. »
En privilégiant l'herbe Christophe souligne faire des économies car « les vaches sont de véritables tondeuses à gazon. » Il explique que le troupeau apprécie la très bonne qualité de l'herbe au printemps et qu'également « il adore le Ray Grass ! »

Le troupeau à l'étable

Les vaches rentrent tous les soirs, et consomment alors du maïs avec du foin et un peu de concentré. Après avoir mangé cette ration (elles ont un DAC), elles peuvent aller dans les prairies autour du bâtiment. En fonction du temps elles quitteront leur pâturage entre mi-octobre et fin novembre.
En conclusion Christophe Guérin souligne que « c'est naturel de mettre les vaches au pâturage, dehors elles prennent le soleil et les vitamines de l'herbe. Au point de vue astreinte c'est mieux. En effet quand elles sont dehors elles sont moins sales. On passe moins de temps à les nettoyer. » Pour en savoir davantage sur les pratiques du Gaec des Prés sur sa gestion du pâturage, rendez-vous à Paslières le 25 avril prochain dès 13 h 30. Avec François Fournier et de Magalie Joly techniciens de la Chambre d'Agriculture /EDE du Puy-de-Dôme, Christophe vous expliquera chiffres et documents techniques à l'appui, comment il procède, comment il a évolué.

Source Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme

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