Poids du vote et prix du lait

Christian FOURNIER

Dans le cadre de la campagne des élections Chambre, Yannick Fialip, vice-président de la FNPL, était à Coltines.

C’est en Planèze, au Gaec des Pradères à Coltines, que le vice-président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) était invité mercredi à s’exprimer sur l’actualité de la production laitière et la problématique au cœur de laquelle se trouvent les producteurs, en présence de Patrick Escure, Patrick Bénézit, Benoît Aurière, Chantal Cor, Joël Piganiol et Michel Lacoste, notamment. “Le prix du lait est une grande inquiétude pour les jeunes. Alors qu’il y a quelques années, l’installation laitière était la plus dynamique, aujourd’hui, elle peine, du fait des baisses de prix, des inquiétudes qui pèsent sur l’avenir et, si les entreprises ne prennent pas conscience de cela, le risque est bien qu’on ne renouvelle pas...”, soulignait Benoît Aurière, président des Jeunes Agriculteurs.

Les responsables agricoles réunis pour défendre l’avenir de la profession.

Le poids du vote

Yannick Fialip, éleveur de Haute-Loire en Gaec, à Espalem, installé en production laitière et ovine, emboîtait le pas à ces propos et, pour lui, “de l’ampleur du vote aux élections à la Chambre d’agriculture, dépend le poids que nous aurons. La FNSEA représente 60 % des voix et cette majorité est importante face aux entreprises qui vont désormais définir le prix des matières premières agro-alimentaires en France et en Europe”. Et de citer en termes de bilan “une politique de bâtiment d’élevage, indispensable à celui qui veut être éleveur, mise en place par la FDSEA et les JA, de même que la reconnaissance de tous les actifs de l’exploitation”. Un poids dont la FNPL veut la traduction en termes de prix du lait : “L’industrie agroalimentaire s’est pliée, depuis des décennies, au discours selon lequel, pour améliorer le pouvoir d’achat des Français, il fallait baisser le prix de l’alimentation… Et il faudrait que ce soit l’agriculteur qui baisse son prix ? Il faut que l’on fasse au contraire comprendre aux industries agro-alimentaires la nécessité de l’augmentation du prix à la consommation. Le lait n’augmentera pas autrement. Il faut aussi être meilleur sur l’exportation avec une industrie laitière qui doit réinvestir dans des outils de transformation en France.” Quant aux producteurs, ils doivent disposer de lisibilité : “Demain, si on ne peut leur garantir le prix du lait dans le temps, ni la pérennité de leurs contrats, pas un ne choisira ce métier et, si l’AOP est mal rémunérée, un certain nombre risquent de la quitter… On peut maintenant labourer en altitude et passer du lait aux céréales…”

Plus 10 % pour le lait ?

Un prix du lait qui doit enfin très concrètement pour lui, “augmenter de 10 % cette année par rapport à 2012, pour atteindre un prix de base dans une fourchette de 335 à 345 €, soit 30 €/ 1 000 l en plus pour compenser l’augmentation des charges”. Une revendication à laquelle Yannick Fialip ajoutait son souhait de voir s’établir, de facto, une “vraie relation commerciale et de force de vente de ces mêmes producteurs avec leurs entreprises”.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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Commentaires 1

ali

g vendu du lait en 2011 358e aujourdui 298e c vrai que l'elevage se porte a mervelle je remercie les laiterie et les cerealier a se talure ont é foutu

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