Prix du lait : grande distribution et industriels sous pression

S C avec AFP

Prix du lait : grande distribution et industriels sous pression

Le ministère de l’Agriculture organise aujourd’hui une table ronde. Objectif : tenter de mettre d'accord les industriels et la grande distribution afin d'obtenir une revalorisation des prix du lait pour soutenir les éleveurs.

Les éleveurs demandent depuis des semaines une revalorisation du litre de lait de 2 à 3 centimes afin d'absorber la hausse de leurs coûts de production : la flambée des prix des céréales a renchéri le coût de l'alimentation animale et réduit leurs marges déjà faibles. Le gouvernement met donc toute la filière autour d'une même table pour trouver des solutions.

En parallèle, il a engagé la modification de la Loi de modernisation de l'économie (LME), qui encadre les relations commerciales entre les producteurs, industriels et distributeurs, afin de mieux prendre en compte les évolutions de coûts de production. Mais le projet de loi ne sera présenté qu'en juin. La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), qui ne peut pas attendre cette échéance, veut "des solutions concrètes et rapides au désarroi des éleveurs laitiers".

S’inspirer du commerce équitable

Sur le sujet, transformateurs et distributeurs ne cessent de se renvoyer la balle.  Les relations avec les distributeurs  se dégradent  et "le risque avéré est l'arrêt des activités de production et de transformation laitière", renchérit de son côté la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL).

Le groupe coopératif Sodiaal envisagerait de  fermer trois de ses sites de conditionnement de lait Candia et de supprimer 313 emplois.  En tout, 1.000 emplois sont menacés dans le secteur, estime la Fnil qui cite notamment les entreprises Novandie (groupe Andros) ou Terra Lacta.

Dans ce climat houleux, Serge Papin, patron de Système U, propose de s'inspirer du commerce équitable et d'augmenter les prix du lait de 3 centimes/litre pendant six mois, "le temps de trouver quelque chose de plus pérenne", a-t-il expliqué à l'AFP. "Ce serait un accord volontaire pour éviter de tomber sous le coup de l'entente" et "il ne s'agit pas de rouvrir les négociations", même si les industriels "manœuvrent  pour ça", mais de "réduire les difficultés actuelles"  des producteurs de lait.

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Commentaires 3

éleveuse

420 euro/1000 litres c'est obligatoire pour produire le lait correctement en respectant tous les règlementations au niveau "bien être animal", sanitaire, sécurité et une revenue SMIC pour tous les heures travaillé!!!

Ehbbee

420 euros / 1000 litres c'est tout!!!

pietin 113

2a3cts ne changeront rien.
ce qui est bouffé est perdu.
Les decisions de cessation vont continuer.
La seule FNPL ne sert a rien si se n'est qu'a diviser!
bravo et merci a serge papin.

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