Revalorisation du prix du lait : interview de Marie-Thérèse Bonneau, secrétaire générale de la FNPL

Propos recueillis par Mathilde Vionnet

Marie-Thérèse Bonneau, secrétaire générale de la FNPL : « La conjoncture mondiale est très favorable. Le problème reste le marché  laitier français ».
Marie-Thérèse Bonneau, secrétaire générale de la FNPL : « La conjoncture mondiale est très favorable. Le problème reste le marché laitier français ».

Marie-Thérèse Bonneau, secrétaire générale de la FNPL, profite de la publication des prix du lait pratiqués en mars par les entreprises de la région Ouest pour rappeler qu’en avril, les producteurs ont acquis +25 €/1 000 l pour faire face à la hausse des charges.

Où en sont les discussions sur le prix du lait du mois d’avril ?

Marie-Thérèse Bonneau : Après la réunion de la table ronde laitière nationale du 8 avril, un médiateur des relations commerciales avait été nommé par le ministre de l’Agriculture. Son rôle était de faire le lien entre les opérateurs de la filière au sujet des prix du lait et de la hausse des charges subies par les exploitations laitières. Aujourd’hui, le temps des discussions se termine et le médiateur a formulé ses propositions la semaine dernière. Plus concrètement il fait le constat d’une indispensable répercussion d’au moins 25 euros/1 000 litres pour le lait collecté à compter du mois d’avril. Ce minimum, les producteurs en ont bien besoin, et la FNPL qui s’est mobilisée depuis de longues semaines avec son réseau, voit enfin ses légitimes revendications partagées.

Quels sont les délais pour la mise en œuvre de ces annonces ?
Marie-Thérèse Bonneau : Le médiateur considère que ce consensus peut être trouvé sans délai et c’est aussi la position de la FNPL. Les acteurs de l’aval ne peuvent plus tergiverser face à des producteurs de lait sous pression depuis des mois en raison de la hausse des charges. C’est dès à présent que les transformateurs doivent informer leurs producteurs de l’application de cette revalorisation minimum de +25 €/1 000 l à partir d’avril et sur l’ensemble du second trimestre. Et bien entendu, il n’est pas question de parler d’avance de trésorerie… C’est une revalorisation indispensable qui doit être versée sans condition et si certains acteurs oubliaient d’appliquer cette mesure, nous saurions leur rappeler !

Et à moyen terme, quelle est la tendance ?
Marie-Thérèse Bonneau : La conjoncture mondiale est très favorable. Le problème reste le marché laitier français qui ne fonctionne pas normalement. La FNPL, la FNSEA et Jeunes Agriculteurs sont d’ores et déjà mobilisés auprès du gouvernement pour faire évoluer la LME (Loi de modernisation économique) dès cet été dans le cadre de la loi de consommation. L’objectif est d’intégrer aux négociations commerciales, un dispositif qui permette de prendre en compte la pression des charges liées aux coûts de l’alimentation selon des indicateurs pertinents. C’est une question de bon sens !

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Commentaires 1

CARDAN63

Je viens de recevoir ma facture de lait d'avril. Prix de base : 296€ + 15€ avance = 311€. Payé mois de mars 306€...Lactalis a baissé le prix, ajoute 15€ d'avance et non pas 25€ comme promis pour arriver a un prix payé avril 311...Bravo !! c'est-ce qu'on appelle des pratiques mafieuses!!

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