Terralliance : une communauté d’employeurs et de salariés

Costie Pruilh - Réussir Lait Avril 2012

Terralliance : une communauté d’employeurs et de salariés
Christophe Guilloux, employé par Terralliance, travaille chez trois éleveurs. Crédit photo : Costie Pruilh

Entre des éleveurs cherchant des salariés à temps partiels et des salariés cherchant un emploi à plein temps, comment se trouver ? Dans les Côtes-d’Armor, Terralliance fait la jonction, et plus encore…

En Bretagne, il y a trois groupements d’employeurs départementaux (l’Ille-et-Vilaine n’en a pas), émanation des services de remplacement. Dans les Côtes-d’Armor, Terralliance accompagne individuellement chaque exploitant souhaitant recruter à temps partiel, depuis la genèse du projet jusqu’au terme de la relation. Terralliance aide l’exploitant à définir son besoin de main-d’œuvre, prospecte en local pour trouver d’autres exploitants ayant des besoins similaires en termes de profil de salarié et complémentaires en termes de planning. Le groupe créé, Terralliance propose des candidats et anime les entretiens d’embauche. Le candidat retenu par les exploitants est recruté par Terralliance qui assure les tâches administratives.
Jean-Claude et Monique Chassebœuf ont 45 vaches et des volailles. « J’ai des responsabilités à l’extérieur (chambre d’agriculture, contrôle laitier). Il devenait crucial de trouver une solution pour concilier mes engagements professionnels et le bon fonctionnement de l’exploitation. Je voulais un salarié autonome sur l’atelier laitier et à mi-temps. J’ai fait appel à Terralliance. »
Pour former un groupe d’employeurs, Mickaël Alexandre, chargé de développement de Terralliance, a prospecté… et a fait mouche. Yvon Genissel (30 vaches, volailles), suite aux problèmes de santé de son épouse, avait besoin d’un quart temps. Georges et Françoise Chartier (65 vaches), en dehors d’un besoin ponctuel au moment des grands travaux, avaient besoin de se libérer quelques heures par semaine.  Christophe Guilloux, le salarié, vient deux matinées par semaine chez l’un, deux matinées chez l’autre. Pour traire et soigner le troupeau laitier pour l’essentiel.

Les éleveurs n’ont aucune paperasse à gérer

Ces trois employeurs apprécient d’avoir un salarié compétent, autonome, qui vient régulièrement sur la ferme. « Il connaît bien le troupeau. Il nous fait vraiment gagner du temps. Et on peut compter sur lui en cas de coup dur, ou pour partir en vacances. » Jean-Claude Chassebœuf ajoute : « il m’a permis de prendre le temps de faire évoluer mon exploitation ; j’ai pu tester la luzerne, et je vais pouvoir la développer. Je vois l’embauche d’un salarié comme un investissement. Il y a un retour sur les résultats techniques et économiques de l’exploitation ».
Jean-Claude et Yvon combinent avec d’autres solutions pour se libérer : remplacement un week-end sur deux avec leur voisin, adhésion au service de remplacement.
Et le salarié, Christophe Guilloux, qu’en dit-il ? « J’étais éleveur  avant d’arrêter et de devenir salarié. Je voulais un intermédiaire entre moi et les éleveurs. Avec Terralliance, j’ai un unique employeur et interlocuteur. »
L’objectif de Terralliance est de créer de l’emploi pérenne. C’est sécurisant pour un salarié. Si un employeur veut se désengager, il doit respecter un préavis de six mois, qui donne le temps à Terralliance de trouver une solution pour maintenir le salarié à temps plein.

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