Travail en élevage laitier : Gagner du temps de travail en élevage laitier, c'est possible

Bénédicte Boissier

Travail en élevage laitier : Gagner du temps de travail en élevage laitier, c'est possible

Des éleveurs audités par le Contrôle laitier 63 sur leurs conditions de travail, ont assisté à la remise collective des résultats, parlé réduction de l'intervalle entre deux traites, et visité la ferme de l'Inra d'Orcival.

Obtenir des références

Une douzaine d'éleveurs du Puy de Dôme a participé au rendu collectif des bilans, effectués dans leurs exploitations depuis 2 ans. Des résultats utilisés pour créer au niveau national, des références sur l'amélioration des conditions de travail en élevage laitier. « La région Auvergne a été la première à démarrer ces diagnostics, effectués dans le cadre de la démarche ACTEL. Ils permettent aujourd'hui de bénéficier d'un certain recul au niveau de l'Auvergne », expliquent Clémentine Lacour et Eliane Teissandier du Contrôle laitier du Puy- de- Dôme.

Le troupeau laitier de  la ferme expérimentale de l'Inra d'Orcival

Le troupeau laitier de la ferme expérimentale de l'Inra d'Orcival

Le désir de se comparer

La rencontre tenue à la ferme expérimentale de l'Inra d'Orcival, a débuté par une présentation générale de la démarche donnée par Fabienne Antheaume du GVL Massif Central. Clémentine Lacour et Eliane Teissandier ont ensuite présenté les différents temps de travail des élevages enquêtés « Nous leur avions donné auparavant, un compte-rendu individuel avec remise d'un document chiffré assorti de commentaires. Ils connaissent leurs points faibles et leurs points forts, mais apprécient de se comparer. » Le but ? Montrer la fourchette dans laquelle chacun se situe.

 

Changer les habitudes

Des éleveurs ayant modifié certains comportements ont témoigné : « j'avais un pâturage contraignant car je changeai le fil tous les jours. Cela fait 2 ans que je fais du pâturage tournant… J'ai gagné une demi-heure par jour ! » D'autres ont expliqué avoir opté pour la monotraite du dimanche, prendre le service de remplacement un dimanche par mois…

 

Réduire l'intervalle de traite

L'avis est quasi unanime : la traite du soir pèse aux éleveurs. L'intervention de Dominique Pomiès de l'Inra, sur la réduction de l'intervalle de traite, a donc été particulièrement suivie. Cet exposé a montré qu'un écart de cinq heures minimum entre chaque traite pouvait suffire (au lieu de 11 heures en général). « La perte en lait peut atteindre 5 à 10 % selon les exploitations. Ce qui représente 10 000 l de lait en moins sur une production de 200 000 l. On peut compenser en augmentant le troupeau de 2 vaches argumentent les conseillères du Contrôle laitier. Nous avons à cette occasion, parlé pénibilité physique mais aussi psychologique du travail en élevage laitier. Ce sujet les a vraiment intéressés. » Et ce d'autant plus que les éleveurs peuvent mettre immédiatement en place un raccourcissement de la traite. « S'ils ne sont pas satisfaits, ils peuvent sans problème revenir à leur pratique habituelle. Chez un Groupement d'Utilisateurs Volontaires (GUV), la réduction de l'écart de traite paraît intéressante : on peut utiliser un trayeur qui commence chez l'un et fini chez l'autre. »
Une visite des bâtiments fonctionnels de la ferme expérimentale de l'Inra d' Orcival sous la conduite de Marc Barbet, a terminé cette rencontre.

Nouveau contexte socio-économique des 35 heures

• Le travail est un critère d'importance croissante dans les décisions des éleveurs
• La traite biquotidienne est la tache la plus contraignante en élevage laitier
• Des outils et des pratiques permettant de réduire cette astreinte :
- robot de traite
- suppression de la traite du dimanche soir
- monotraite
- horaires de traite rapprochés
(Source Inra)

Source Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme

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