50.000 tonnes de boeuf "pourraient" contenir du cheval estiment les Pays-Bas

50.000 tonnes de boeuf "pourraient" contenir du cheval estiment les Pays-Bas

Mercredi, les autorités sanitaires néerlandaises (NVWA) ont annoncé que quelque 50.000 tonnes de viande de boeuf, vendues à travers l'Europe par le grossiste néerlandais Selten, « pourraient avoir été mélangées avec de la viande de cheval » et recommandent leur retrait du marché.

« La NVWA s'en remet à la prise de responsabilités de la part des acheteurs (les clients du grossiste, ndlr) afin qu'ils retirent du marché, par précaution, les produits fabriqués avec la viande provenant de chez Selten », a ajouté la NVWA dans un communiqué. « Selon nos estimations, il s'agit d'environ 50.000 tonnes de viande », a-t-elle ajouté, précisant toutefois qu' « il n'y a pas de signes indiquant un danger pour la santé publique ». La viande en question aurait été vendue entre le 1er janvier 2011 et le 15 janvier 2013, a affirmé Esther Filon, une porte-parole de la NVWA.

Les autorités sanitaires ont indiqué avoir informé 130 acheteurs néerlandais que la viande achetée auprès de la société Selten pourrait avoir été mélangée à de la viande de cheval. L'enquête de la NVWA et du parquet, débutée suite au scandale européen, a en effet montré que l'origine de la viande vendue par cette société était « peu claire ou inconnue ». Selon la NVWA, ces 130 acheteurs néerlandais ont « vraisemblablement » retravaillé la viande pour la vendre à leur tour à d'autres sociétés. Ces sociétés sont dès lors tenues de tracer tous les produits en question, d'informer leurs partenaires commerciaux et disposent de deux semaines pour « mener l'enquête » avant d'informer la NVWA des résultats de leurs investigations, qu’elle contrôlera elle-même. Environ 370 acheteurs à travers l'Europe, notamment en Allemagne, France et Espagne, ont été prévenus grâce au « Système d'alerte rapide pour l'alimentation » via leurs gouvernements respectifs, qui seront responsables d'éventuelles mesures à prendre.

De plus, la télévision publique néerlandaise NOS affirme sur son site Internet que la viande pourrait s'être retrouvée dans les supermarchés, notamment dans des plats surgelés. Étant donné que la viande en question a été  distribuée depuis 2011, la majorité de ces lots a déjà été consommée. « Cela montre qu'il faut prendre des mesures supplémentaires, notamment des meilleurs contrôles et une meilleure communication pour que les consommateurs puissent savoir quels produits sont concernés, quels supermarchés », a déclaré une porte-parole de l'Association des consommateurs, Babs van der Staac, avant d’ajouter : « Les résultats des enquêtes demandées par la NVWA doivent être rendues publiques ». Les hommes et femmes politiques ont eux aussi réagi immédiatement : « c'est le énième cas de fraude lié à de la nourriture », a assuré Sjoera Dikkers du parti pour le travail, citée par l'agence de presse néerlandaise ANP. « La société en question a déjà été l'objet d'une enquête mais a pu continuer à vendre sa viande, bien qu'elle n'ait pu en prouver l'origine », a-t-elle ajouté, se demandant également dans quels plats préparés surgelés la viande concernée avait pu se retrouver.

La société Selten est composée de deux grossistes,  Wiljo Import et Export et Willy Selten, située dans la ville de Oss (sud-est). Le parquet néerlandais avait déjà annoncé en février avoir effectué une perquisition dans cette deuxième société. Selon le parquet, Willy Selten transformait des carcasses de chevaux en provenance des Pays-Bas et d'Irlande en morceaux de viande pour ensuite les mélanger à des morceaux de viande de boeuf. L'entreprise revendait ensuite ces mélanges comme étant de la pure viande de boeuf. Les autorités néerlandaises avaient indiqué à l'époque que la société propriétaire de l'usine est suspectée de fraude et blanchiment d'argent, et des documents administratifs ont été saisis lors de la perquisition. Sur son site internet, la société se présente comme une « entreprise opérant au niveau international, spécialisée dans le désossement et dans la découpe de viande de bœuf », qui employait environ cent personnes et qui selon la NOS, a demandé sa mise en faillite depuis. Elle transformait de la viande importée de différents pays au sein de l'Union européenne et livrait à des commerces de détail, aux grossistes en viande, aux bouchers et à l'industrie de transformation de viandes à travers l'Europe.

Source AFP

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Commentaires 1

jobi

Il serait bien que les ouvriers de ces usines de
decoupe soit formés pour reconnaitre les viandes
d'autre part les prix d'achats des bovins comme des équins vont etre abaisses puisque le consommateur ne saura plus qui croire

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