A l'étranger : Les Algériens vont goûter à la Salers

François d'Alteroche

Entre octobre et avril, quelque 5000 broutards salers ont quitté par bateau le sol français pour l'Algérie en six envois successifs. Les animaux étaient destinés à de petits élevages qui engraissent une moyenne de 5 à 10 têtes par exploitation avec des rations principalement basées sur des céréales, souvent importées. « Les Algériens étaient à la recherche d'animaux de 350 à 450 kilos qui puissent résister sans difficulté aux deux à trois jours de traversée en bateau puis à un engraissement à l'attache », explique Laurent Antignac commercial de l'Association Salers par laquelle a été trouvé ce nouveau marché. Les animaux devaient répondre à des exigences sanitaires strictes : être issus de cheptels indemnes d'IBR et vaccinés contre la FCO. « Que ce soient des broutards ou des reproducteurs, cela confirme la nécessité d'avoir des animaux issus de troupeaux au sanitaire irréprochable pour trouver de nouveaux marchés. » Ces six premiers envois ont correspondu aux attentes des Algériens, particulièrement satisfaits de la solidité des animaux et de leur faculté d'adaptation à leur nouvel environnement, ce qui leur a fait dire : « le broutard salers, c'est du broutard caterpilar ! »

(L. Antignac)

(L. Antignac)

Source Réussir Bovins Viande Juillet-Août 2009

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