Agir ensemble pour l’excellence sanitaire : renforcer la coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable

GDS Creuse

Agir ensemble pour l’excellence sanitaire : renforcer la coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable

Assemblée Générale de GDS Creuse => Le Groupement de Défense Sanitaire de la Creuse (GDS Creuse) a tenu, ce 10 avril, son Assemblée Générale sous la Présidence de Philippe Monteil.

Le GRASL reconnu comme Organisme à Vocation Sanitaire (OVS) pour le domaine animal

Agir ensemble pour l’excellence sanitaire : renforcer la coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable

Face à la mondialisation des échangeset à l'apparition régulière sur notre territoire de maladies ou de ravageursexotiques, le ministère en charge de l'agriculture a lancé, le 19/01/2010, lesÉtats Généraux du Sanitaire pour rendre plus performante la politique desécurité sanitaire animale et végétale. L’ordonnance du 22/07/2011 et lesdécrets d’application du 30/06/2012 posent les bases de cette nouvellegouvernance sanitaire : les dangers sanitaires sont désormais classés en 3catégories, le pilotage de l’action est confié à l’échelon régional, lesacteurs professionnels doivent se regrouper au sein d’une association régionaleet le dispositif juridique de délégation de missions par l’Etat est conforté. 

Les dangers sanitaires sont classés en trois catégories

·        1ère catégorie : atteintes graves à la santé publique ou auxcapacités de production d'une ou plusieurs filières qui requièrent dans un butd'intérêt général, des mesures de prévention, de surveillance ou de lutterendues obligatoires par l'autorité administrative (brucellose, ESB, fièvreaphteuse, FCO, Influenza aviaire, maladie d’Aujeszky, nosémoses des abeilles,rage, tuberculose…).

·        2ème catégorie : autres dangers pour lesquels il peut être nécessaire,dans un but d'intérêt collectif de mettre en place ce même type de mesures(ex. : artérite virale équine, brucellose porcine, hypodermose, leucose,maladies des muqueuses (BVD), métrite contagieuse équine, rhinotrachéiteinfectieuse bovine (IBR), varroose, visna-maëdi…).

·        3ème catégorie : appellent des mesures d'initiative privée (paratuberculose,SDRP… ou syndrome d’élevage : diarrhées néonatales, maladiesrespiratoires, mammites, boiteries, parasitisme…).

Lepilotage de l'action sanitaire est confié à l'échelon régional

Cette organisation conforte le rôledes institutions régionales comme pilotes de la politique sanitaire à l'échelonlocal, qu'il s'agisse du préfet de région ou de l'administration relevant duministère chargé de l'agriculture (DRAAF) et des organisations deprofessionnels : dans chaque région, le ministre chargé de l'agriculturereconnaît pour cinq ans des organisations régionales : pour le domaine animalet symétriquement pour le domaine végétal, un OVS, OVS qui doivent se regrouperau sein d'une association sanitaire régionale (ASR) ; pour la professionvétérinaire, une organisation vétérinaire à vocation technique (OVVT).

LeGRASL reconnu OVS pour le domaine animal pour la région Limousin, uneaccréditation à mettre en place pour la période 2015/2019

Depuis le 01/01/2012 et jusqu’au31/12/2014, les FRGDS et les FREDON sont réputées reconnues comme OVS. Pararrêté ministériel du 31/03/2014, portant reconnaissance des OVS dans ledomaine animal et végétal pour la période 2015/2019, le GRASL est reconnu OVS pourle domaine animal pour la région Limousin. Dans ce cadre, chaque OVS devra êtreaccrédité selon la norme ISO 17020 et devra déposer un dossier d’accréditationau COFRAC avant le 18/11/2014 si le calendrier actuel reste exigé.

GDS Creuse a atteint ses soixante ans en 2013. GDS France fête sa soixantaine en 2014. Cela intervient alors que l’environnement général des élevages évolue fortement, notamment l’environnement sanitaire.

Les GDS, force de proposition pour répondre aux nouveaux besoins des éleveurs

Dans ce contexte, les GDS s’adaptent et sont force de proposition pour répondre aux nouveaux besoins des éleveurs. Dans son intervention, Philippe Monteil a indiqué que les axes d’action se situent dans la continuité des orientations de GDS Creuse, ils peuvent se résumer de la manière suivante :

  • Le projet stratégique du réseau des GDSpour les 5 ans à venir a été initié. Il est mis en place parallèlement aux modifications épidémiologiques et réglementaires autour des élevages. Le rôle renforcé, reconnu au réseau des GDS, lui confère de nouvelles responsabilités au service des éleveurs et de ce bien public qu’est la santé animale.
  • La phase d’accréditation du réseau des GDS en relation avec les missions déléguées de l’Etat vers les GDS (cf. encadré). La Fédération Régionale des GDS (le GRASL en Limousin) devra avoir une place incontournable dans le domaine sanitaire et couvrir l’ensemble des espèces.
  • Le tournant décisif pris par le Conseil d’Administration de GDS France du 28/01/2014 dans la lutte contre l’IBR et la BVD. 
  • La poursuite de la sensibilisation à l’approche collective du troupeau dans le cadre du concept « Sanitaire’ Attitude ».

L’IBR : une excellente situation en Creuse, un atout commercial…

L’excellente situation de la Creuse par rapport à l’IBR se confirme avec une progression continue. 95,5 % des cheptels sont négatifs, 93,5 % sont certifiés. Cela représente un impact très favorable par rapport à la commercialisation. En 2013, 230 attestations de cheptel ont ainsi pu être délivrées pour des demandes de commercialisation, notamment vers l’Afrique du Nord et l’Europe de l’Est. Au-delà de ces atouts commerciaux, l’atteinte des critères de zone à statut épidémiologique favorable (< 1 % de cheptels positifs) va permettre le passage au seul contrôle de 20 % des bovins de plus de 24 mois pour les cheptels certifiés indemnes.

… vers un renforcement des mesures pour une finalisation de l’éradication

Le CA de GDS France du 28/01/2014 a demandé un renforcement des mesures pour une finalisation de l’éradication avec :

  • Des outils réglementaires plus adaptés lors de non-respect de la réglementation (vaccination ou élimination des bovins positifs…).
  • La possibilité de mesures au niveau régional comme la restriction des mouvements des positifs (pas de vente en élevage, circuits de transport des animaux séparés…).
  • La reconnaissance du dispositif IBR français au niveau européen et international.

Dans ce cadre, le plan d’assainissement départemental se poursuit avec, notamment, la sensibilisation à l’élimination des bovins positifs. La disponibilité des nouveaux outils est attendue afin d’activer le groupe de travail départemental permettant de renforcer le plan d’éradication et obtenir le statut « zone épidémiologique favorable ».

La BVD : une maîtrise des points à risques développée et efficace depuis 10 ans…

En Limousin, la stratégie développée depuis plus de 10 ans est basée sur la maîtrise des points à risques. Dans les élevages fermés (élevages pratiquant peu d’introductions, soit la majorité en Creuse), il s’agit du triptyque suivant : contrôle systématique avec isolement de tout bovin introduit, vaccination des génisses lors de la 1ère mise à la reproduction et gestion du voisinage pendant la période à risque (entre le 40ème et 125ème jour de gestation). Ainsi, pour la campagne 2012/2013 seuls 14 cheptels ont été identifiés avec des IPI. Les années 2007/2010, plus difficiles d’un point de vue sanitaire et économique, ont montré l’importance de la constance et de la vigilance dans le suivi des actions. La synthèse des enquêtes réalisées, par GDS Creuse en relation avec les vétérinaires, dans les élevages atteints montre un non-respect de maîtrise des points à risques dans plus de 50 % des cheptels. Le non-isolement des bovins introduits et la non-protection des génisses avant la 1ère mise à la reproduction sont les facteurs les plus déterminants.

…vers une stratégie nationale collective d’éradication du BVD

Un tournant décisif dans la lutte contre BVD se dessine suite aux décisions prises  par le Conseil d’Administration de GDS France du 28/01/2014. En effet, le CA national a mis en place un groupe de travail en charge d’élaborer la stratégie nationale collective d’éradication du BVD avec les trois objectifs suivants : proposer un plan d’action avec un échéancier adapté aux spécificités régionales, définir les axes stratégiques possibles sur le plan collectif et fournir les éléments techniques et économiques pour définir la meilleure stratégie collective. Le Limousin participe à ce groupe de travail. Cette stratégie nationale d’éradication du BVD va demander une adaptation du plan départemental. Dans un 1er temps, les mesures suivantes ont été décidées :

  • Poursuivre le dépistage systématique à l’introduction.
  • Poursuivre l’accompagnement des élevages où de la circulation virale BVD est identifiée avec ou sans clinique avec renforcement de la recherche des causes de contamination et du suivi du plan d’assainissement.
  • Mettre en place un suivi sérologique sur les laits de tank dans un 1er temps. Pour les élevages allaitants, attendre les recommandations du groupe de travail.

La « sanitaire’ attitude », une démarche, la « boîte à outils GDS Creuse »

Le concept « sanitaire’ attitude », mis en place par GDS Creuse début 2013 pour son soixantenaire, avec l’adage correspondant « renforçons notre coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable » constitue l’axe majeur de travail depuis 2000. Une zone et un troupeau sain, ce sont des résultats économiques renforcés, un bien-être animal amélioré, des pathologies et, ainsi, des utilisations de médicaments diminuées. Avoir une « sanitaire’ attitude », c’est répondre de manière synergique aux besoins internes (techniques et économiques) et externes (besoins commerciaux, attentes sociétales pour lesquelles le monde de l’élevage doit être à l’écoute mais aussi acteur) des éleveurs. La « sanitaire’ attitude » associe bilan, analyse, apport de garanties, protection avec les outils disponibles, notamment la « boîte à outils GDS Creuse » développée et mise à disposition en relation avec les vétérinaires, le laboratoire départemental, le service santé animale de la DDCSPP. Cela demande une implication particulière de l’éleveur et de son vétérinaire dans cette démarche. Les résultats sont patents… pourtant la marge de progression reste encore conséquente ! Ainsi, la sensibilisation a été renforcée pour cette démarche « sanitaire’ attitude » et sa « boîte à outils GDS Creuse ». Cela s’est traduit par des présentations très pratiques lors des dernières portes ouvertes. Cela va se poursuivre dans cette direction en liaison étroite avec les vétérinaires et les autres intervenants.

Le « mutualisme » : une adaptation des contrats d’assurance

La gestion sanitaire n’est efficace que si elle est collective. Cela demande que tous les élevages, sans exception, soient intégrés d’où une nécessaire mutualisation des moyens humains, matériels et financiers. Historiquement, GDS Creuse souscrivait un contrat d’assurance auprès de Groupama, pour accidents de prophylaxie (fracture, strangulation) et saisies d’abattoir (tiquetage, cysticercose). 2013 a vu la mise à plat nécessaire des contrats d’assurance en matière de responsabilité civile des GDS. Parallèlement, ces contrats pour accidents de prophylaxie et saisies d’abattoir, très spécifiques creusois, ont été également revus avec une modification des cotisations. Le CA de GDS Creuse a donc décidé de ne pas reconduire ces contrats et de poursuivre la prise en charge de ces sinistres dans le cadre de la mutuelle sanitaire en élevage bovin.

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Le partenariat Conseil Général/GDS Creuse : une efficience de la collaboration GDS Creuse/LDA

Le partenariat étroit avec le Conseil Général se poursuit. Pour la convention relative au programme de prévention et de lutte contre les maladies non-réglementées de l'espèce bovine, l’aide n’est plus apportée au LDA (tarifs préférentiels) mais à GDS Creuse qui la répercute à l’éleveur. Cela s’est traduit par une augmentation du volume de cette convention. La prise en charge est de 50 % du coût des analyses pour le programme IBR et les analyses à l’introduction, 20 % pour les analyses BVD et paratuberculose en suivi de cheptel. L’efficience de la collaboration GDS Creuse/LDA (baisse des coûts administratifs) s’illustre dans ce partenariat. Philippe Monteil souhaite fortement que cet élément ne soit pas oublié et qu’il perdure pour le bénéfice des éleveurs et de la situation sanitaire creusoise fortement favorable.

L’information des éleveurs et partenaires : une mission en développement constant

L’information par GDS Creuse se développe constamment, en relation avec l’inflation des connaissances, de la réglementation, de l’actualité… Le nouveau site Internet avec sa lettre d’information hebdomadaire connaît un réel succès (plus de 13.000 visites en 2013, près de 500 abonnés). De nouvelles rubriques apparaissent comme, récemment, un onglet « reproduction en élevage allaitant ». D’autres vont suivre. A l’automne 2013, des réunions d’information se sont déroulées sous le signe de la convivialité, avec plus de 400 personnes, et ont permis une élection des délégués cantonaux avec l’arrivée de 25 % de nouveaux. Pour l’année à venir, les réflexions portent notamment, d’une part, sur l’enrichissement de l’offre de formation en relation avec les demandes effectuées par les éleveurs et les opportunités offertes par VIVEA et, d’autre part, sur la poursuite de l’implication des délégués cantonaux et des administrateurs.

GDS Creuse, vers la « sanitaire’ attitude » pour renforcer la coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable

Fort de son expertise sanitaire animale collective au service de tous les élevages et à travers ses missions « d’apport de garanties de cheptel et d’image des élevages », « de lutte contre les maladies contagieuses », de « mutualisme » et « d’information », GDS Creuse a fait évoluer son action et continuera à la faire progresser en fonction des modifications des élevages, des besoins des éleveurs et de leur environnement, tout en conservant les bases fondamentales de la lutte collective et sanitaire, indispensables pour sa réussite. D’une lutte contre les maladies contagieuses, l’orientation se développe vers la « sanitaire’ attitude » permettant un renforcement de la coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable. Au nom de tous les éleveurs, Philippe Monteil a tenu à remercier les partenaires de GDS Creuse : les vétérinaires, l’administration, en particulier la DDCSPP et son Service Santé Animale, le Laboratoire Départemental d’Analyses, le Conseil Général, le Conseil Régional, les Organisations Agricoles, notamment la Chambre d’Agriculture, les instances régionale (GRASL) et nationale (GDS France), les délégués cantonaux et l’ensemble des salariés de GDS Creuse et de Farago Creuse.

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