Argentine : Têtes chercheuses

Emilie Durand

Avec l'un des plus gros cheptels bovins mondiaux, les chercheurs argentins se posent des
questions. La première étude sortie récemment, en partenariat avec la France, montre que
l'inoculation de certaines bactéries lactiques dans la viande conservée sous vide et à basse
température améliorerait sensiblement sa maturation et sa conservation. La deuxième
étude en cours, qui laisse perplexe nombre de consommateurs, cherche à chiffrer les
émissions de méthane des vaches. Dans ce sens, des chercheurs du National Institute of
Agricultural Technology installent des conteneurs gonflables en plastique sur le dos des
vaches. Une dizaine de vaches sont concernées par cette expérience. Reliés à l'estomac
des animaux par l'intermédiaire d'un tube, ces derniers collectent tout simplement les gaz
émis lors de la digestion. Les premiers résultats ont laissés les chercheurs quelque peu
surpris : une vache d'environ 550 kg rejetterait ainsi 800 à 1 000 litres de gaz par jour. Le
cheptel argentin serait alors responsable d'environ 30 % du total des émissions de gaz à
effet de serre du pays. En France, seule l'Inra de Clermont-Theix s'implique sur les moyens
de réduire la méthanogenèse en jouant sur la composition de la ration distribuée aux
animaux.

Source Réussir Bovins Viande Septembre 2008

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