Bœuf fermier aubrac label rouge : la qualité paie

Christian Fournier

Une viande appréciée des consommateurs, des éleveurs qui ont donc doublé leur production en six ans : c’est l’effet du label rouge BFA.

Bœuf fermier aubrac label rouge : la qualité paie

 

C’est aussi le résultat de “la valorisation de la race par des élevages qui s’engagent à aller jusqu’à un produit fini”, indiquait Christian Bonal qui présidait jeudi à Saint-Urcize l’assemblée générale de BFA. Malgré les contraintes de certification qui ont un coût, BFA est par voie de conséquence, “une des viandes les plus rémunérées. Une démarche qualité qui se traduit par 300 à 500 € de plus sur un animal fini par rapport à un animal maigre”. La filière (voir ci-dessous) répond enfin à une demande des consommateurs qui va crescendo pour ce type de production et affiche donc “une progression régulière” approchant les 2 000 animaux. “En quelques années, nous avons doublé la production par éleveur”, ajoutait Christian Bonal. Et, si la porte reste bien entendu ouverte à d’autres éventuels prétendants, “nous avons quasiment dans nos rangs tous ceux qui peuvent répondre aux critères du label rouge”.

Se réapproprier la race

Avec ces animaux “particulièrement bien finis de par un engraissement qui fait un produit exceptionnel de qualité vache bouchère”, BFA affiche sa stratégie : “Nous sommes dans un pays habitué à fournir du maigre et notre souhait est de se réapproprier la race, d’arriver au produit fini au niveau de l’exploitation afin de rapporter aux éleveurs une plus-value plus importante”. Ceci va de pair avec la ­réappropriation des débouchés qui s’appellent “Auchan, qui, depuis le début nous a suivis, mais aussi des boucheries traditionnelles” avec un objectif qui reste néanmoins d’augmenter ces points de ventes. Si le Cantal n’en possède aucun, BFA est par contre bien présent au niveau de la région parisienne, le nord de la France, mais aussi le sud, dont Marseille, et l’avenir de la production est assuré : “La race aubrac est quasiment la seule dont le cheptel augmente en France et les ventes de BFA sont en augmentation dans les magasins de détail, une viande appréciée des consommateurs qui connaissent en général le pays, la race, la transhumance et une image qui nous confère une dynamique importante.” Une demande à laquelle BFA peut répondre sans problème : “Nous pouvons encore multiplier par deux la production sans augmenter nécessairement le nombre d’éleveurs.”

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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