Betterave fourragère : Bonne conservation dans un silo qui respire

Sophie Bourgeois

En l'absence de fermentation, les betteraves fourragères pourront se conserver facilement pendant les quatre à cinq mois d'hiver.

Aliment frais, à très grande appétence et à excellente valeur énergétique, la betterave fourragère présente pour l'alimentation hivernale de nombreux atouts. Quelques précautions pour leur conservation permettront de ne rien en perdre. « La conservation en silo en période hivernale est très facile à condition que les racines soient saines et sans blessures. Des précautions sont à prendre dès le semis », explique l'Association pour le développement de la betterave fourragère monogerme. Il est conseillé d'attendre trois à quatre ans pour revenir sur une même parcelle. Il faut aussi semer suffisamment tôt, entre le 15 mars et le 15 avril, pour atteindre la maturité et pouvoir récolter avant les premières gelées. Semer à une densité suffisante (120 000 à 130 000 graines/ha) permet d'autre part d'avoir des betteraves de taille homogène. Ceci, en facilitant la récolte, évite les chocs.

Les betteraves saines, sans blessures et non gelées se conservent sans difficulté. (ADBFM)

Les betteraves saines, sans blessures et non gelées se conservent sans difficulté. (ADBFM)

Attention au vent !

« Une fois récoltée, la betterave continue à respirer et dégage de l'eau et de la chaleur. Il faut donc une bonne ventilation du stockage. » Le tas ou le silo ne doit pas excéder 3 à 4 mètres de large et 1,8 mètre de hauteur. Il sera installé de préférence à l'extérieur sur une aire bétonnée ou un sol sain, et orienté « de manière à ce que les vents dominants n'attaquent pas le front, pour limiter les risques de gel des betteraves ». Les betteraves ne doivent pas être recouvertes en début de stockage pour favoriser une bonne ventilation. Par contre, lorsque les températures descendent sous – 5 °C, il est recommandé de placer une bâche tendue à la base et de laisser le sommet ouvert, toujours pour permettre la ventilation. Des trous d'aération de 60 à 70 cm de diamètre peuvent être ménagés tous les trois mètres. Une couche de paille peut aussi être disposée sur 30 à 40 cm d'épaisseur. Dès la fin des risques de gelée, la bâche et la paille devront être retirées.

Source Réussir Grandes Cultures Décembre 2009

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