Bien-être animal : Sept minutes pour partager son point de vue

Emilie Durand

Tout le monde a-t-il changé de partenaire ? » Cette étonnante question était celle posée toutes les sept minutes lors de ces « rencontres rapides » organisées par le CIV autour du bien être animal. Des « speed-dating » d'un nouveau genre.

C'est dans une ambiance bon enfant que se sont rencontrés éleveurs, responsables d'OP
et consommateurs lors du speed-dating organisé par le Centre d'information des viandes
(CIV) au restaurant le Louchebem à Paris sur le thème du bien-être animal. « Il nous a paru
évident, pour parler de bien-être, de faire référence à un vrai contact entre les personnes,
d'où l'idée de ce speed-dating. C'est la première fois que nous organisons une rencontre de
ce type, et ce n'était pas gagné d'avance, explique Louis Orenga, directeur du CIV. Nous
avons choisi un endroit symbolique, les Halles de Paris, avec un restaurant dont le nom
signifie « boucher » dans l'argot d'autrefois. Il nous fallait montrer aux consommateurs que
les éleveurs sont sensibles à la problématique du bien-être animal, et essayer de réduire le
clivage qui peut exister entre eux. »

A l'initiative du CIV, professionnels de l'élevage et consommateurs se sont retrouvés le 27 mai dernier au restaurant le Louchebem à Paris pour discuter du bien être animal. (E. Durand)

A l'initiative du CIV, professionnels de l'élevage et consommateurs se sont retrouvés le 27 mai dernier au restaurant le Louchebem à Paris pour discuter du bien être animal. (E. Durand)

Tous horizons confondus

Venus de tous horizons — enseignante en BTS ou professeur de cuisine, retraités amis
des bêtes, mère de famille ou ingénieur agri spécialisé en communication — tous ont joué le
jeu des sept minutes pour se découvrir, sous l'oeil amusé des journalistes de radio et de
télévision. « Pourquoi les veaux laitiers ne restent-ils pas sous leurs mères ? Les jeunes
bovins ne vont-ils donc jamais à l'herbe ? S'ennuient-ils dans leur stabulation ? Combien de
temps les veaux ont-ils le droit d'être transportés ? Y a-t-il des climatisations dans les
camions ? Pourquoi doit-on mettre un anneau dans le nez des taureaux ? »… Au bout de
deux ou trois rencontres, il est de plus en plus difficile de séparer les intervenants, pris
dans leurs conversations. « En fait, sept minutes c'est vraiment trop court. Nous avons à
peine le temps d'expliquer notre façon de travailler et de répondre à quelques questions. En
tout cas, ces rencontres ont été très enrichissantes et très différentes, contrairement à ce
que l'on pouvait croire au départ », commente Olivier de Bohan, engraisseur de jeunes
bovins charolais dans la Marne.
Quant aux consommateurs, même si certains considèrent qu'ils ont eu affaire « à la crème
des éleveurs, parce qu'à côté de chez moi, je vois des vaches blanches et noires qui ne
sortent jamais », les autres ont apprécié de rencontrer des éleveurs représentatifs de la
grande majorité des éleveurs français.




Source Réussir Bovins Viande Juin 2008

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