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04/02/08
Bovins viande

Bilan 2007 : Le marché des gros bovins

Le cheptel mondial a été légèrement orienté à la baisse en 2007 ( 1,1 %). Il progresse au Brésil (+ 3,7 %), en Argentine (+ 2,0 %), se maintient aux Etats-Unis (+0,3 %) et diminue légèrement dans l'Union européenne ( 0,4 %).

Du fait d'exportations limitées ces dernières années de la part des Etats-Unis causées par la détection de cas d'ESB dans le pays, les abattages dans les autres principaux pays exportateurs (Brésil, Argentine, Australie) ont progressé afin de fournir en autres les marchés asiatiques. Toutefois, d'autres pays n'ont pas été en mesure de tenir la distance (Nouvelle Zélande, Uruguay).

En 2007, les échanges ont connu une croissance exceptionnelle pour atteindre 6,7 millions de tec. La croissance des exportations résulte, d'une part, de la progression des ventes sud américaines (Argentine, Brésil pour environ 300.000 tec) et, d'autre part, de la hausse des exportations des Etats-Unis qui reprennent pied sur le marché mondial (+ 300.000 tec) après la découverte de cas d'ESB en 2003.

Malgré les restrictions sanitaires à l'exportation de l'Union européenne, de la Russie et des pays du Proche et Moyen Orient, le Brésil est parvenu à accroître ses exportations de plus de 300.000 tec en 2007. Simultanément la demande a été soutenue au Japon et en Corée du Sud. Ainsi dans la plupart des pays, la consommation a progressé, à l'exception de l'Uruguay où elle a fortement diminué.

UE : consommation en hausse

Dans l'Union européenne, le cheptel bovin s'est élevé à 90,50 millions de têtes, en baisse de 0,4 %. Alors qu'il a diminué de 0,6 % dans l'Union européenne à 15, il a progressé de 0,3 % dans les NEM.

D'une part, le cheptel de vaches laitières a diminué de 1,4 %, pratiquement dans les mêmes proportions dans l'Union européenne à 15 et dans les NEM. La mise en place des quotas laitiers dans les NEM et la hausse de la productivité laitière expliquent cette tendance. A l'inverse, le cheptel de vaches allaitantes a progressé à la fois dans les NEM (+ 1,8 %) et dans l'Union européenne à 15 (+0,8%).

D'autre part, les effectifs d'animaux mâles de 1 à 2 ans ont reculé dans l'Union européenne à 15 ( 1,9 %), notamment en Irlande et en Italie, alors qu'ils ont progressé dans les NEM (+ 2,7 %), en raison de la forte baisse des exportations de veaux polonais.

La production européenne de gros bovins a augmenté de 1,2 % en 2007. Cette croissance résulte pour moitié de la réintroduction au Royaume-Uni des animaux de plus de 30 mois dans la chaîne alimentaire et pour moitié de la hausse de la production de jeunes bovins en France. En raison de la diminution des effectifs de vaches, la part de viande de femelles a diminué au profit de celle de bovins mâles dans les volumes abattus.

Les échanges intracommunautaires, qui ont atteint 2,4 millions de tec, ont progressé de 2,6 %. La diminution des restitutions vers les Pays Tiers sur les viandes pourrait avoir favorisé les échanges européens. Par ailleurs, la demande a été soutenue au sein de l'Union européenne, notamment en Espagne, en Italie, en France et en Allemagne. Avec les Pays Tiers, les exportations ont continué de diminuer de près de 20 % en raison de la baisse des restitutions. Les importations ont reculé en 2007 ( 1,6 %), mais sont tout de même restées supérieures à 500.000 tec.

La consommation a été en hausse de 1,7 % du fait de la croissance de la production européenne, de la diminution des exportations communautaires vers les Pays Tiers et du maintien des importations. Dans un contexte de légère hausse de la production, les prix des gros bovins ont diminué de 3,6 % du fait, notamment, des disponibilités en France, en Allemagne et en Italie.

Le cheptel français progresse

C'est la première fois depuis 16 ans que le cheptel français progresse (+ 0,5 % par rapport à 2006). Ceci est le fait de l'augmentation des effectifs de vaches allaitantes observée depuis 2005 alors que le troupeau laitier continue de diminuer à un rythme d'environ 2 % par an depuis une dizaine d'année. Les effectifs de bovins mâles, qu'ils soient laitiers ou allaitants, ont progressé en 2007.

La production de gros bovins a augmenté de 3,6 % en 2007, hausse consécutive à l'augmentation du nombre de vaches allaitantes et à la diminution du nombre de veaux mis en place dans les ateliers d'engraissement au profit de la production de broutards. La part de mâles dans la production finie, en constante progression, a atteint 39,4 %. Ceci résulte notamment de la forte hausse de la production de jeunes bovins (+ 13,4 % en têtes).

Le solde du commerce extérieur de la France a diminué en 2007 en raison de la baisse des ventes d'animaux vivants, notamment vers l'Italie et d'une augmentation des importations de viandes, notamment fraîches (+ 10.000 tonnes), en provenance d'Allemagne, d'Irlande et d'Italie. Les exportations d'animaux de boucherie et destinés à l'engraissement ont diminué respectivement de 23,3 % et de 7,6 %, en raison notamment des restrictions de mouvements liées à la FCO.
La consommation de viande de gros bovins, mesurée par bilan, s'est accrue de 3,4 % dont 210.000 tec de viande de jeunes bovins (15 % de la consommation totale).

Malgré une hausse de la production, les cours des animaux finis ont faiblement diminué ( 3,6 %). Ce sont surtout les prix des animaux maigres qui ont diminué lorsque les exportations ont été suspendues, notamment vers l'Italie à la suite de la réapparition de la FCO en France.

2008 : des prix légérement en hausse

En 2008, l'évolution de la production européenne de viande de boeuf est incertaine ; elle pourrait être assez proche de ce qu'elle a été en 2007. D'un côté, la France, le Royaume-Uni, la Pologne et l'Irlande devraient connaître une progression alors que l'Italie, du fait d'une moindre importation d'animaux maigres conséquence de l'expansion de la FCO en France, et l'Espagne pourraient destiner moins d'animaux à l'abattage. Une des inconnues réside dans la décapitalisation des vaches laitières à l'issue de la campagne 2006/07.

Les importations de viande bovine en provenance des Pays Tiers pourraient être limitées par le plafonnement des exportations argentines et les restrictions imposées par l'Union européenne aux opérateurs brésiliens. Ainsi, la consommation européenne de viande bovine pourrait légèrement progresser en 2008. Dans ce contexte d'offre en faible croissance, les prix à la production dans l'Union européenne devraient être en légère hausse.

En France, l'année 2008 devrait se caractériser par de fortes disponibilités en jeunes bovins. De façon plus globale, la production de viande bovine pourrait progresser d'environ 2 %. Ce contexte devrait être favorable à une hausse de la consommation.

Dossier complet disponible sur www.office-elevage.fr/publications/marche2007/fich-html/sommaire.htm

Source : Le marché des produits laitiers, carnés et avicoles en 2007

Office de l'Elevage

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