Conseil d'Administration de GDS Creuse : IBR, maîtrise des risques sanitaire et sécheresse au Conseil d'Administration de GDS Creuse

Marien BATAILLE / Dr Didier GUERIN

Ce 05 juillet, GDS Creuse a réuni son Conseil d'Administration afin d'élire son bureau et faire le point sur les différents dossiers sanitaires.

Suite à son Assemblée Générale (AG) du 20 avril 2011, le Conseil d'Administration de GDS Creuse s'est réuni ce 05 juillet. L'IBR, la maîtrise des risques sanitaires en élevage et, malheureusement, la sécheresse mais aussi les nombreux autres dossiers sanitaires collectifs ont été étudiés par les membres du CA.

Un bureau de GDS Creuse dans la continuité

Le Conseil d'Administration se compose de 18 membres à voix délibératives : 12 délégués cantonaux (élus pour trois ans et renouvelés par tiers par les 98 délégués cantonaux lors de l'AG) et 6 représentants de structures (Groupement Technique Vétérinaire, Ordre des Vétérinaires, Syndicat Départemental des Vétérinaires d'Exercice Libéral, Conseil Général, Chambre d'Agriculture et Syndicat Départemental des Exploitants Agricoles majoritaire). Le nouveau bureau élu a été dans la continuité (voir tableau).

IBR, une sensibilisation augmentée pour l'assainissement de la Creuse

L'achèvement de l'assainissement IBR du département constitue une orientation majeure tant pour des raisons sanitaires que commerciales et économiques. Le bilan de fin de campagne démontre une augmentation du nombre d'élevages creusois dépistés négatifs portant ainsi le pourcentage à 93,7. Cette dernière année, le nombre de cheptels positifs est passé de 184 à 167 soit 5,2% du total des élevages avec un total de 3.652 bovins positifs. Pour bénéficier d'allègements des contrôles dans les cheptels sous appellation A (contrôle de seulement 20% des bovins de plus de 24 mois), le département doit être considéré comme zone à situation épidémiologique favorable soit avoir moins de 1% de cheptels détenant des animaux positifs. Dans cette optique, un plan d'action incitatif pour l'élimination des bovins positifs a été étudié par le Conseil d'Administration de GDS Creuse. Dans un premier temps, GDS Creuse, en collaboration avec les vétérinaires, va renforcer auprès des éleveurs son action de sensibilisation à l'élimination rapide des bovins positifs en début de campagne. Dans un deuxième temps, cette sensibilisation sera renouvelée dans les 3 mois précédant la date prévisionnelle de la prochaine prophylaxie pour chaque élevage concerné. Enfin, une étude plus approfondie sera réalisée en fonction des évolutions réglementaires nationales quant aux possibilités d'interdiction d'introduction d'animaux positifs en IBR dans les élevages reproducteurs.

Fièvre catarrhale, une surveillance face au risque de retour

Le réseau sentinelle en vigueur sur le département, n'a pas mis en évidence de circulation virale actuellement. Les études épidémiologiques indiquent une pression d'infection faible mais n'excluent pas le risque de retour de la circulation en début d'automne d'autant plus que le taux de vaccination sur le département est proche de 40% avec de grandes disparités selon les secteurs. La surveillance va donc être maintenue et renforcée afin de réagir rapidement pour limiter les conséquences cliniques et économiques de ce virus. Vue la situation épidémiologique actuelle, le risque de recirculation et d'impact du virus de la fièvre catarrhale est majeur à partir de la 1ère quinzaine d'août et dans les mois qui suivent.

Un plan d'action pour la maîtrise des risques sanitaires en élevage

Cette orientation vers l'approche collective de la gestion sanitaire de son troupeau a été initiée par GDS Creuse, en relation avec les vétérinaires dès 2001, avec une construction progressive jusqu'en 2007 (voir article du 1er juillet 2011). L'arrivée de l'épizootie de fièvre catarrhale a mis entre parenthèses le développement de cette approche. Les déséquilibres sanitaires majeurs observés dans certains élevages ces deux dernières années ont montré la nécessité d'une telle approche avec un besoin de réactivité plus important et une prévention augmentée. Cela demande à être mis en place pour, d'une part, limiter l'impact dans les élevages en situation difficile et pour, d'autre part, ne pas induire l'élevage en phase dégradée. Face à ce constat, un groupe de travail composé des éleveurs et conseillers techniques (vétérinaires, autres OPA) du Conseil d'Administration de GDS Creuse va élaborer un plan d'action pour l'automne. Il sera basé sur un bilan et une analyse de la situation grâce au bilan sanitaire pré-rempli qui devrait être enfin disponible (la Chambre d'Agriculture a été fortement sollicitée) et accompagné d'outils existants ou à venir tant en matière d'analyses (parasitisme, diarrhées néonatales, transfert immunitaire…), de formations (catalogue élargi de formations sanitaires), d'audits et de suivis d'élevages, d'interventions préventives par les vétérinaires (fiche des services proposés)… Ce plan sera présenté aux vétérinaires lors de la prochaine journée annuelle GDS Creuse/GTV23 et aux éleveurs au cours de l'automne.

Une poursuite des conventions avec le Conseil Général et l'Etat pour une limitation du coût sanitaire collectif

L'intervention du Conseil Général se situe à deux niveaux. D'une part, la partie « historique » concernant l'aide aux analyses à l'introduction (paratuberculose, BVD) et à l'assainissement en IBR (analyses et vaccination) se poursuit avec un montant inchangé de 102.500 €. D'autre part, une convention concernait les tarifs d'analyses préférentiels possibles grâce aux gains issus de l'organisation collective (tiers payant, transmission informatique…). Les modalités changent puisque le tarif des analyses sera indifférencié mais l'aide sera apportée à GDS Creuse qui la répercutera en déduction lors de la facturation dans le cadre du tiers-payant. Cette aide aux analyses pourra atteindre un montant de 140.000 €. Rappelons que l'ensemble des aides apportées par le Conseil Général est reversé aux éleveurs adhérents à GDS Creuse.
Dans le cadre de la délégation des missions de service public de l'Etat à GDS Creuse (gestion des prophylaxies, des introductions et de l'édition des ASDA), la participation financière de l'Etat est de 39.814,40 €. Cette dotation ne couvre pas totalement les frais inhérents à ces missions. Le différentiel est intégré dans la cotisation GDS Creuse pour les adhérents et fait l'objet d'une facturation spécifique pour les 8 non-adhérents à GDS Creuse. Rappelons que le coût du sanitaire collectif est équivalent entre le non-adhérent et l'adhérent GDS Creuse (cotisation intégrée), l'adhérent GDS Creuse bénéficie en plus de l'ensemble des apports techniques et financiers de GDS Creuse.

Sécheresse et solidarité, une cause commune

Suite à la réunion du CAF 23 (Conseil de l'Agriculture Française) sur le sujet de la sécheresse, l'APAC (Association pour la Promotion de l'Agriculture Creusoise) a été sollicitée pour une opération « fourrages » en complément de celle menée par la FDSEA. L'ensemble des OPA du département a contribué financièrement pour soutenir les éleveurs creusois dans cette situation délicate. Le CA de GDS Creuse s'associe à cette cause et apportera son soutien financier aux éleveurs par le biais de l'APAC.

En conclusion, une forte cohésion nécessaire pour surmonter la crise actuelle mais aussi poursuivre le renforcement de la maîtrise des risques sanitaires

Philippe Monteil a tenu à rappeler la nécessité de forte cohésion du triptyque éleveur – vétérinaires – administration afin de surmonter cette crise et poursuivre le renforcement de la maîtrise des risques sanitaires, chantier essentiel, pour la gestion sanitaire de nos troupeaux, engagé ces dernières années.

Source GDS Creuse

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