Creuse : Bilan IBR 2007/2008 : Une bonne situation, toujours en amélioration

Christian PETIT / Dr Didier GUERIN

Creuse : Bilan IBR 2007/2008 : Une bonne situation,  toujours en amélioration

Déjà dans une situation très favorable vis à vis de cette maladie, cette dernière campagne de prophylaxie a vu la poursuite de l'assainissement de notre département alliée à une gestion facilitée

Ce 09 juillet, le Schéma Territorial de Certification de la Creuse (STC23), composé du GDSCC, du GTV23 et du LDA23 a tenu sa réunion de bilan annuel en présence de la DDSV. Depuis 2006, l'IBR fait l'objet d'obligations de dépistage systématique (prophylaxies de cheptel et d'introduction) et d'élimination ou de vaccination des positifs au niveau national. Ces outils permettent, en complément des mesures déjà existantes dans notre département, la poursuite de l'assainissement de notre cheptel.

Un nombre toujours croissant de cheptels certifiés, des atouts pour la commercialisation

Au terme de la campagne 2008, 3.275 cheptels sont dépistés négatifs, soit 91% et 3.181 cheptels certifiés soit 89% des cheptels sont sous appellation ACERSA, ce qui représente une augmentation de 1,5 points par rapport à l'année précédente. Ainsi, depuis la mise en place du dépistage systématique en Creuse, en 2003/2004 (voir schéma « Evolution du dépistage en Creuse »), malgré la diminution du nombre d'élevages (moins 378), le nombre de cheptels certifiés a progressé de 502 unités. Parallèlement, le nombre de cheptels positifs a diminué de 206. Ces bons résultats obtenus, permettent de placer notre département dans une position confortable par rapport à la commercialisation et d'envisager à moyen terme une évolution rapide vers l'éradication de l'IBR en Creuse, ce qui permettra de bénéficier des allégements de prophylaxies sur l'ensemble du cheptel creusois.

 

Une reconnaissance par l'ACERSA de la qualité du travail effectué

Le système de certification fait l'objet de contrôles afin de vérifier que les appellations apportées aux cheptels certifiés présentent bien une qualité conforme au cahier des charges national. Dans ce cadre, un audit du STC23 a été réalisé par le Dr Anne Dufour, Secrétaire Permanente de l'ACERSA, en date du 08/10/2007. L'auditeur a conclu à «une très bonne maîtrise du système». Deux non-conformités ont été relevées, elles correspondaient à des demandes de simplification de gestion en fonction de nos observations départementales avec anticipations de réalisation. La reconnaissance de cette gestion anticipée de ces situations et les réponses apportées à l'ACERSA ont permis le renouvellement de l'habilitation du STC23.

Des résultats atypiques en diminution

La campagne précédente avait été marquée par l'augmentation significative de résultats positifs « anormaux » dans des cheptels sous appellation. Même si cela ne représentait que 3% des élevages certifiés, cela a quand même concerné une centaine d'élevages. Ce nombre a été diminué par deux pour cette campagne, soit une cinquantaine d'élevages.
Pour la moitié de ces élevages, les différents contrôles réalisés ont produit des résultats permettant de leur restituer leur niveau d'appellation. Pour l'autre moitié, nous sommes en attente des résultats.

Un assainissement des cheptels positifs qui se poursuit très favorablement

Sur les 225 cheptels en assainissement (6,94% des cheptels creusois), 80% n'ont pas eu de nouveaux positifs, 10% n'ont eu qu'un seul nouveau bovin positif. Seuls 5 cheptels ont eu plus de 5 nouveaux animaux contaminés. Afin d'assurer un bon suivi dans ces élevages un travail de fond est réalisé pour chacun d'eux. Un point précis de leur situation faisant apparaître les animaux connus positifs est transmis par le GDSCC sous la forme d'un compte-rendu de vaccination aux vétérinaires avant chaque prophylaxie. A l'obtention de tout nouveau résultat positif, un nouvel état des lieux est réalisé par le GDSCC et, en collaboration avec le vétérinaire, il est proposé à l'éleveur un schéma de gestion adapté au contexte épidémiologique de son élevage. Un nouveau compte-rendu de vaccination est transmis faisant apparaître les bovins qui doivent être vaccinés suivant le protocole choisi : les seuls nouveaux positifs ou l'élargissement aux tranches d'âge à risque.

Une élimination ou une vaccination obligatoire des bovins positifs à renforcer, une aide technique et financière du GDSCC

L'arrêté du 27 novembre 2006, rendant obligatoire la vaccination de tout bovin connu séropositif (s'il n'est pas éliminé), est venu renforcer cet outil de prévention individuelle et collective. Les cas très faibles de nouvelles contaminations, que ce soit intra-cheptel ou inter-cheptel, confirment l'efficacité de cet outil. A noter que dans la plupart des nouveaux cas rencontrés, il s'agit d'élevages n'ayant pas ou mal suivi les consignes proposées sur ce point. Afin de ne pas hypothéquer la réussite de ce chantier visant un assainissement le plus rapide possible, la liste des quelques élevages réfractaires est transmise à la DDSV qui effectuera un rappel à la réglementation. Parallèlement dans le souci de réduire le coût de cette opération, le GDSCC octroie, via des fonds du Conseil Général, une aide de 50% du montant des frais relatifs au vaccin, à l'acte et à la vacation. Pour en bénéficier, les élevages à jour de leurs vaccinations doivent faire parvenir au GDSCC les factures correspondantes acquittées.

Une poursuite de l'action axée sur deux objectifs : bénéficier encore plus des acquis et renforcer l'assainissement

Ces bons niveaux de maîtrise, que ce soit en termes de certification des élevages ou de plans de lutte organisés, parallèlement aux évolutions enregistrées en matière de contrôle des kits pour une amélioration de leur spécificité, nous permettent d'envisager les modifications attendues en matière de pourcentage d'animaux à prélever par cheptel : taux de réalisation ramené à 80% au lieu de 90% et, pour les zones indemnes (zone avec moins de 0,2% de nouveaux cheptels positifs et plus de 98% de cheptels certifiés), un sondage sur 20% des animaux. Pour atteindre plus rapidement ce premier objectif, l'action d'assainissement va être :
• Poursuivie d'un point de vue d'aide technique et financière en relation avec le vétérinaire sanitaire.
• Renforcée en matière d'élimination ou de vaccination des animaux positifs avec une demande d'intervention plus importante de la DDSV afin de limiter les risques sanitaires individuels et collectifs.
Pour plus de renseignements, contactez votre vétérinaire sanitaire ou le GDSCC.

Source Groupement de Défense Sanitaire du Cheptel Creusois

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires