De plus en plus de volailles dans les assiettes

Lise Monteillet

De plus en plus de volailles dans les assiettes

Les habitudes de consommation de viande évoluent. Alors que la filière avicole a le vent en poupe, des sources alternatives de protéines, encore peu répandues, se développent.

La consommation de volailles est en augmentation dans de nombreux pays, selon Yves Trégaro, de FranceAgriMer. Lors d’une conférence consacrée aux marchés mondiaux de la viande, le 9 juin, à Paris, celui-ci a passé à la loupe la consommation de produits carnés dans le monde, en augmentation depuis le début des années 2000. 

Dans les pays développés, la consommation de bovins a eu tendance à diminuer, ces quinze dernières années, au profit de la filière avicole. La consommation de viande porcine, elle, se serait maintenue.  Dans les pays en développement, les volailles sont aussi de plus en plus prisées, de même que l’élevage porcin.

Le pouvoir d’achat se révèle être un facteur déterminant de la consommation de viande. Plus il est élevé et plus la consommation augmente, jusqu’à une certaine limite, située à environ 60 kg par habitant et par an. D’autres facteurs culturels influencent le choix des consommateurs.

Plus de repas pris hors du foyer

Yves Trégaro observe qu’une part croissante de l’alimentation est prise hors domicile. Il insiste sur « l’urbanisation croissante des populations », ce qui implique notamment le « développement du snacking dans les diverses parties du monde ».

Les consommateurs s’orienteraient plus souvent vers des « produits finis » : portions individuelles, plats préparés, uniformisation… Et la quantité de viande présente dans les plats serait en diminution, avec l’avènement des pizzas, hamburgers, paellas, etc.

Autre tendance : « une demande de produits intermédiaires prêts à l’emploi pour un assemblage des produits par les industries agroalimentaires finales». Yves Trégaro note l'intérêt des industriels pour l’introduction de protéines végétales dans leurs plats.

Des exigences fortes

Leurs clients, pour leur part, émettent des « exigences fortes » sur les produits achetés, sensibles à l’impact sur leur santé, au plaisir procuré, au côté pratique ainsi qu’à des questions éthiques.

Enfin, le développement de viande de synthèse, de protéines d’insectes, d’algues ou végétales sont autant de « signaux » à destination des professionnels de la viande, selon Yves Trégaro. Il voit là un challenge majeur pour la filière : « donner envie de consommer de la viande pour soutenir les volumes »

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