Des formations pour mieux piloter ses prairies

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Octobre 2012

Des formations pour mieux piloter ses prairies
Les commerciaux de PRP technologie ont bénéficié d'une formation sur la phytoécologie dispensée par Bruno Osson. © F. d'Alteroche.

Le Gnis organise des formations au diagnostic et à la conduite des prairies.

Certaines prairies naturelles peuvent associer la présence d’une trentaine d’espèces de graminées, une dizaine de légumineuses et jusqu’à soixante dicotylédones. Toutes ne sont pas forcément souhaitables. C’est la proportion de chacune d’entre elles qui joue sur la valeur alimentaire de l’herbe pâturée ou des fourrages récoltés. « La phytoécologie est l’ensemble des événements qui déterminent la présence ou l’absence de certaines plantes. La fertilité du sol est un des facteurs qui l’influencent », expliquait Bruno Osson, expert en espèces fourragères au Gnis (1) à l’occasion d’une session de formation organisée à l’attention des commerciaux de la société PRP technologie.

Huit grandes raisons influent sur la composition florale

Mais elle n’est pas la seule. Bruno Osson distingue sept autres grandes raisons pouvant influer sur la composition florale. Il s’agit du surpâturage — quand la dent de l’animal descend sous les 5 à 6 centimètres — en prenant aussi en compte quelles espèces utilisent la prairie (bovins et/ou ovins et/ou équins), du sous-pâturage — principalement automnal —, du piétinement ou du pâturage dans des conditions trop humides, de la mauvaise gestion de la fertilisation en particulier pour l’azote, de l’absence de déprimage, des accidents climatiques type sécheresse ou inondation prolongée et enfin d’autres évènements perturbants type invasion de rats taupiers ou passage de véhicules sur la végétation en période de gel sévère et prolongé. « Certaines espèces peuvent prendre de l’importance. Il faut savoir « lire » le pourquoi de la présence ou de l’absence de certaines plantes. C’est pour cela qu’il est important d’avoir de bonnes notions de botanique pour établir ces diagnostics. » L’objectif de ce type de formation vise donc à reconnaître ces différentes espèces et surtout comprendre les évènements qui ont abouti à cette présence plus ou moins importante. Cela permet ainsi de mieux savoir comment les pratiques de l’éleveur peuvent améliorer les conditions de milieu pour favoriser les espèces favorables. 

 
(1) Groupement national interprofessionnel des semences et plants.

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