Des voyants au vert mais des charges dans le rouge

Presse Agricole du Massif Central (PAMAC) 63

Les professionnels de l’alimentation du bétail ne veulent pas laisser péricliter les filières d’élevage. De leur côté, les producteurs réclament davantage de lisibilité et de régularité sur le prix des aliments.

Des voyants au vert mais des charges dans le rouge

L’Union des fabricants d’aliments du Centre, de l’Auvergne et du Limousin a profité du Sommet de l’élevage, pour aborder, hier, le sujet essentiel de la relance des productions animales en France et dans le Massif central. En ces temps de flambée du coût des matières premières, la production d’animaux toutes races confondues devient de plus en plus onéreuse. « Les outils du fabricant d’aliments (principalement formulation des aliments et politique d’achats de matières premières) atteignent leurs limites lorsque toutes les principales matières premières sont concernées par la hausse et sur une longue période », a expliqué Jean-Luc Doneys, président de l’URFACAL. De là à en déduire que les marges de manoeuvre sont inexistantes… Pas si simple.

Un savoir-faire

« Dès lors qu’il y a la volonté des hommes, des solutions peuvent être imaginées », a estimé Jean-Luc Cade, président de Coop de France Nutrition animale. D’autant plus dans un contexte annoncé comme porteur pour la consommation et le commerce de produits animaux au niveau mondial, par la plupart des économistes. La France a de quoi tirer son épingle du jeu. Elle dispose de nombreux atouts : un savoir-faire mondialement reconnu en matière de technique de production et de qualité des produits finis, une importante disponibilité en matières premières pour l’alimentation animale, un climat adapté et un tissu agricole et agroalimentaire, source d’emplois et facteur d’aménagement du territoire. « En viande bovine, après plusieurs années de crise, de nombreux voyants sont aujourd’hui au vert. Mais les charges asphyxient les trésoreries des exploitations. Aux marchands d’aliments, nous demandons de la régularité et de la lisibilité », a souligné Benoît Aurières, éleveur et président des Jeunes agriculteurs du Cantal.

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