Economie des élevages allaitants : Une augmentation plus rapide des charges que de la productivité du travail

Bernard Griffoul

Après plusieurs années de hausse, le produit brut des exploitations s'est dégradé depuis 2006. En revanche, les consommations intermédiaires ont augmenté de 34 % par vache allaitante. La valeur ajoutée s'est donc fortement dégradée. « Cela confirme le risque très fort qu'il y aurait à découpler totalement la PMTVA parce que, lorsqu'il n'y a plus de valeur ajoutée, l'incitation à produire exercée par les prix est nulle », prévient Christophe Perrot. Les charges fixes se sont également envolées en relation notamment avec une importante modernisation des bâtiments : les investissements ont augmenté de 70 %, les frais financiers de 45 % et les remboursements d'emprunts de 70 %. Ces investissements pèsent lourd sur les comptes d'exploitation. D'autant plus que, dans le même temps, la productivité du travail (nombre de vaches par unité de main-d'oeuvre) n'a progressé que de 20 % : le cheptel moyen des éleveurs spécialisé est passé de 50 à 60 vaches. Au final, la stagnation du produit, conjuguée
à la flambée des charges, se traduit par un recul très net du revenu.

Evolution des niveaux de charge et de résultat en élevage allaitant.

Evolution des niveaux de charge et de résultat en élevage allaitant.

Source Réussir Bovins Viande Novembre 2010

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