Éleveurs du pays vert : la “machine est repartie”

Patricia Olivieri

Éleveurs du pays vert : la “machine est repartie”

Avec une collecte en hausse de près de 10 % sur 2010-2011, les Éleveurs du pays vert retrouvent une dynamique dans un contexte international jugé porteur à moyen terme.

 

Avec une activité de collecte en hausse de 9 % sur son exercice 2010-2011 clôturé en septembre dernier, la coopérative des Éleveurs du pays vert (EPV) a de quoi faire des envieux en ces périodes de vaches maigres pour les opérateurs économiques. D’autant que cette croissance fait suite à une première augmentation (+ 7 %) enregistrée sur l’exercice précédent. Avec 7 000 têtes supplémentaires l’an dernier donc - soit 88 000 animaux collectés par la coopérative - cela ne fait pas de doute pour ses dirigeants : “la machine est repartie”, avec respectivement des volumes en hausse de 15 % sur le bassin limousin (38 000 têtes au total) et + 5 % sur l’Auvergne, berceau de la coop avec 51 000 têtes. “Globalement, l’activité est en croissance, essentiellement sur les broutards et les bovins de boucherie, se félicite le tout jeune président de la coopérative du groupe Altitude, Julien Fau. On a repris des positions commerciales, regagné des volumes, avec une confiance des adhérents retrouvée.”

Après le “made in France”, le “produire qualifié”

 Une confiance retrouvée après des exercices perturbés, entre autres, par les conséquences de la FCO et des marchés de la viande bovine chahutés. Une confiance qui doit aussi beaucoup à la reprise de ces marchés à l’œuvre depuis l’été dernier tant sur le gras que sur le maigre. “Ceci notamment sous l’impulsion de nouveaux marchés sur les pays tiers à l’export auxquels nous avons su répondre”, souligne le président. Un eldorado que relativise néanmoins Xavier Bel, secrétaire général du groupe Altitude : “Ces nouveaux marchés restent quand même compliqués. On a aujourd’hui quatre camions de broutards prêts à partir pour la Turquie qui sont bloqués.” Pas de quoi entacher la vision d’un avenir globalement porteur : “Même si la consommation diminue en France, le monde a faim, relève Xavier Bel. Il faut être prêt à fournir demain cette demande. Ça laisse augurer des perspectives.” Aussi, pour EPV, le message est clair : il faut produire, produire “qualifié” tout en maîtrisant ses coûts de production. “Notre objectif reste d’arriver à valoriser les animaux de nos adhérents le mieux possible et d’avoir des animaux qui correspondent le mieux au marché”, affiche Julien Fau qui présidera le 23 février à Polminhac l’assemblée générale de la section cantalienne de la coopérative. Et l’éleveur de salers de souligner l’engagement fort d’EPV dans les filières de qualité : broutards non OGM, labels rouges en races salers, aubrac, limousine, démarches qualité Carrefour, Monoprix, Casino, Bœuf du Cantal, marque propre Éleveurs du pays vert. Une liste à laquelle vient de s’ajouter la demande de la grande distribution pour de la viande de génisses jeunes que la coopérative considère comme une véritable nouvelle opportunité (lire ci-dessous). De bons augures, on vous dit...

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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