Etude des trématodes : Le plan d'expertise grande douve s'étend au paramphistome

Où, quand et comment mettre en place des moyens de dépistage et de lutte intégrée contre la grande douve ? Telles sont les questions auxquelles le Plan d'expertise grande douve (PEGD) apporte des réponses. Créé par un groupe d'experts en 2004 avec l'appui du laboratoire Novartis, le PEGD vient d'être étendu au paramphistome, autre parasite des milieux humides, et devient le PEGD-P. Ces deux trématodes ont des épidémiologies qui se ressemblent, expliquent les experts. Tous deux ont un cycle faisant intervenir la limnée tronquée et parasitent les animaux de tout âge. Une analyse commune est donc possible.
Identifier les gîtes à limnées et les clôturer : c'est ce que propose le plan d'expertise avec le guide de visite et le guide des gites à limnées. Par contre les outils de diagnostic sont différents. On ne dispose pas de test sérologique de dépistage de la paramphistomose contrairement à la fasciolose. Si les paramphistomes sont beaucoup moins pathogènes que la grande douve (les formes chroniques ont des conséquences moins importantes), les rares cas d'infestations aiguës sont donc d'autant plus sèvères qu'ils sont difficiles à identifier. Le traitement est également différent : une seule molécule (hors AMM) est efficace contre les paramphistomes alors qu'il existe toute une panoplie de douvicides. Pour les experts du PEGD-P, ce sont « l'identification des gîtes à limnées potentiels associés à la clôture des zones dangereuses et à des traitements ciblés sur des lots à risques qui garantissent le succès de la lutte contre ses parasites ».

Source Réussir Lait Septembre 2010

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