Impliquer davantage les jeunes dans les coopératives

Costie Pruilh - Réussir Lait Octobre 2012

Impliquer davantage les jeunes dans les coopératives
Au nombre des propositions des JA : une formation de quelques jours pour les jeunes, pour mieux connaître son entreprise et ses marchés, et comprendre ce qui se dit en AG. © S. Leitenberger

Les JA proposent des spécificités jeunes à mettre dans les contrats, une rénovation de la gouvernance des coopératives, une section jeunes dans les coopératives…

Le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA) propose une charte interprofessionnelle à l’installation. « Nous avons rencontré la FNPL, la FNCL et la Fnil, et les trois familles sont d’accord pour travailler avec nous sur ce projet. Cette charte comprendrait des spécificités « jeunes » à mettre dans les contrats : durée du contrat, prix du lait, libre choix du collecteur à l’installation…», souligne Jérôme Chapon, vice-président de JA.
JA présente également des propositions pour motiver les jeunes à la coopération et recréer du lien entre les sociétaires, le conseil d’administration et les équipes dirigeantes. « À l’installation, il faut pouvoir avoir le libre choix de son collecteur, coopérative ou privé. Ce qui implique de pouvoir quitter plus facilement son entreprise. C’est une des conditions pour avoir des coopérateurs investis et motivés. »
« Les administrateurs doivent être formés, communiquer, ne pas rester trop longtemps à un poste à responsabilité. Certaines coopératives sont déjà bien en avance sur ces points. Dans le détail, nous proposons une formation de quelques jours pour les jeunes, pour mieux connaître son entreprise et ses marchés, et comprendre ce qui se dit en AG. Nous plaidons pour la création d’une section « jeunes », en charge de problématiques « jeunes », et qui pourra faire des propositions au conseil d’administration. »

Une charte interprofessionnelle à l’installation dans les contrats

JA plaide pour la limitation du mandat des responsables. « Par exemple, que le mandat d’un président de coop ne puisse pas dépasser dix ans. Les anciens élus, pour faire bénéficier de leur expérience, pourraient faire partie d’une section consultative. Aujourd’hui, cela n’existe dans aucune coopérative », indique Jérôme Chapon.
Le syndicat insiste sur l’importance d’avoir une vraie stratégie de communication, et d’utiliser les outils comme un intranet, des alertes SMS… pour faire circuler les informations et réflexions, dans les deux sens.

Une limitation du mandat des responsables

Il propose aussi de rénover la gouvernance des coopératives. « Au sein du conseil d’administration, il faudrait qu’une partie des administrateurs soit en charge des problématiques de la collecte. Et qu’une autre partie, mieux formée, planche sur les problématiques industrielles et stratégiques, et travaille directement avec l’équipe dirigeante. Nous plaidons aussi pour que la direction ait une obligation de résultats, par rapport aux objectifs fixés par les administrateurs. Et il nous semble primordial que des décisions comme l’instauration d’un système double volume double prix, fassent l’objet d’un vote en assemblée générale. »
« Enfin, il est important que les coopératives soient parties prenantes dans les projets de territoire, et à ce titre, qu’elles intègrent les associations d’organisation de producteurs de bassin. »

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