Interbev veut sauver la filière viande

Cyrielle Delisle - Réussir Bovins Viande Octobre 2012

Interbev veut sauver la filière viande
Dominique Langlois, président de l’Interprofession du bétail et de la viande. « Ces premiers États Généraux se veulent très ouverts. » © C. Delisle

Le lancement des premiers États Généraux des filières bétail et viandes a été annoncé le 25 septembre par Interbev, avec le soutien des ministres en charge des questions agricoles et agroalimentaires.

Déboucher sur une série de propositions visant à assurer la viabilité économique de l’ensemble des maillons de la filière, tel est l’objectif de ces premiers États Généraux lancés officiellement le 25 septembre par Dominique Langlois, président de l’Interprofession du bétail et de la viande. « Ce lancement résulte d’un constat plutôt préoccupant ; baisse de la consommation de l’ordre de 3 %, bilan de la production catastrophique — revenu moyen des éleveurs de 12 000 euros par an —, situation difficile des entreprises d’abattage — abattages de gros bovins en baisse de 7 % depuis le début de l’année, perte de compétitivité — ; alors que paradoxalement la demande extérieure explose, a rappelé le président de cette association avant d’ajouter que cette vaste réflexion engagée doit répondre, à très court terme, aux enjeux fondamentaux auxquels la filière viande est aujourd’hui confrontée. »
Ainsi Interbev a défini quatre axes.
L’évolution de la PAC avec comme objectif le maintien pérenne des productions bovine et ovine en Europe et en France.
Le renouvellement des générations avec notamment l’ambition d’encourager l’orientation des jeunes vers les métiers d’élevage et de boucherie.
La compétitivité des entreprises industrielles de la viande qui soulève des interrogations sur l’adaptation de la production aux débouchés et nécessite de définir des axes d’amélioration de la compétitivité des outils industriels d’abattage et de transformation.
La commercialisation du produit viande, autrement dit comment enrayer la baisse de consommation et la redresser durablement, avec quelles stratégies de distribution.

Constitution d’une feuille de route pour l’avenir

Ces axes ainsi définis seront abordés lors d’ateliers de travail et débuteront après le Sommet de l’élevage. « Pour avoir un débat le plus large possible, les réunions accueilleront l’ensemble des filières et familles de l’interprofession, mais seront également ouvertes aux organisations professionnelles non membres, d’amont et d’aval — l’ensemble des syndicats agricoles, enseignes de la distribution — et aux experts pour apporter une vision technique et objective de la production », précise Dominique Langlois. Les conclusions des groupes de travail, attendues fin décembre, déboucheront sur une feuille de route qui sera présentée après validation en février 2013.

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