J’ai été confronté à un problème sanitaire. Je désinfecte mes bâtiments d’élevage

Aurélien LEGRAND & Dr Didier GUERIN

J’ai été confronté à un problème sanitaire. Je désinfecte mes bâtiments d’élevage

Biosécurité interne et désinfection  La désinfection des bâtiments d’élevage est un des éléments essentiels de la biosécurité interne à mettre en place dans tout élevage confronté à un épisode pathologique. Elle est à effectuer dès la sortie des animaux.

J’ai été confronté à un problème sanitaire. Je désinfecte mes bâtiments d’élevage

La biosécurité comprend l’ensemble des mesures prises pour protéger les élevages de l’introduction de nouveaux agents infectieux. Elle associe, d’une part, une composante externe qui vise à empêcher et/ou à limiter l’introduction de nouvelles souches bactériennes, virales ou parasitaires dans l’élevage et, d’autre part, une composante interne constituée de mesures visant à réduire la propagation des germes à l’intérieur de l’élevage. Ce sont des mesures essentielles à suivre pour obtenir une prévention efficace. Elle relève du bon sens et n’est pas onéreuse. Lorsque les mesures de biosécurité ne sont pas respectées, on risque de passer plus de temps et dépenser plus d’argent à essayer de régler le problème quand il survient. La biosécurité concourt à apporter une protection globale et non contre une seule maladie.

La biosécurité : trois niveaux d’action

La biosécurité passe par la maîtrise des risques de contamination à trois niveaux :

  • Allotement (ne pas mélanger les tranches d’âges différents) et isolement des malades.
  • Prévention vis à vis des intrants : contrôle et isolement des animaux introduits, précautions par rapport aux visiteurs, désinfection des matériels en commun, vérification de la qualité de l’eau d’abreuvement.
  • Nettoyage, désinfection, désinsectisation et dératisation des locaux d’élevage.

Une désinfection de tout bâtiment d’élevage confronté à un épisode pathologique

La désinfection contribue à réduire la pression d’infection exercée sur les animaux par les bactéries, les virus, les moisissures et les parasites présents dans leur environnement. Elle ne se résume pas à la simple application d’un désinfectant, elle est précédée d’un nettoyage approfondi et suivie d’un vide sanitaire. Elle fait partie des mesures sanitaires à mettre en place dans tout bâtiment d’élevage ayant présenté un épisode pathologique (diarrhées néonatales, omphalites, coccidioses, paratuberculose…). Elle est à associer à la lutte contre les insectes et les rongeurs.

Une désinfection efficace : des étapes à respecter

La désinfection ne s’arrête pas à la simple pulvérisation du désinfectant sur les surfaces. Elle demande méthode et rigueur et s’effectue en plusieurs étapes :

  • Le plus tôt possible après la sortie des animaux, nettoyage du bâtiment avec enlèvement de tous les fumiers et autres matières organiques : lavage haute-pression des sols bétonnés et balayage des sols en terre battue.
  • Désinfection (importance du choix du désinfectant pulvérisé) avec application du désinfectant à raison de 300 ml/m² en respectant strictement la dilution recommandée.
  • Vide sanitaire. Il commence après la désinfection et prolonge l’action du désinfectant avec un assèchement du sol et du bâtiment. Tant qu’il y a de l’humidité, le microbisme n’est pas réduit au minimum et les éléments parasitaires sont infestants. La durée minimale du vide sanitaire correspond au temps nécessaire pour assécher entièrement le bâtiment, soit en moyenne une quinzaine de jours. Cette période sera donc plus longue en saison froide et humide. En réalisant la désinfection dès la mise au pré, le vide sanitaire est long et les bâtiments profitent au maximum de la rémanence d’action des désinfectants et de la désinfection effectuée par les UV du soleil.
J’ai été confronté à un problème sanitaire. Je désinfecte mes bâtiments d’élevage

Le désinfectant : un choix à effectuer en fonction des pathologies observées

Afin de choisir le désinfectant adéquat, il sera vérifié son homologation. Il sera recherché un large spectre d’activité (bactéricide, fongicide et virucide) tout en présentant une action rapide avec une efficacité suffisante en présence de matières organiques. Les désinfectants spécifiques contre les éléments parasitaires et surtout contre les ookystes de coccidies et de cryptosporidies sont peu nombreux : Prophyl® 75 (temps de contact nécessaire : 18 h), Kenocox (temps de contact nécessaire : 4 h). Ces désinfectants sont disponibles chez Farago Creuse. En outre, rappelons que la soude caustique ou la chaux vive, pourtant souvent présentées comme désinfectants utilisables, sont à proscrire dans tout bâtiment d’élevage de ruminants car ils entrainent un milieu basique favorable à la multiplication des colibacilles.

A associer, la désinsectisation…

Certains insectes sont responsables de maladies ou porteurs de germes infectieux (une mouche peut transporter jusqu’à 1 million de bactéries). De plus, ces insectes sont facteurs d’énervement et de pertes de production. Les bâtiments d’élevage associant grande densité animale, température et hygrométrie favorables avec abondance de matières organiques, réunissent des conditions adéquates au développement des insectes. La lutte sera raisonnée et préventive pour être efficace. L’action est à mettre en place avant les fortes périodes de reproduction des différents insectes.

…et la dératisation

Les bâtiments d’élevage attirent les rongeurs car ils représentent une source de chaleur et de nourriture abondante lorsque les conditions extérieures deviennent difficiles (fin d’automne). Ces rongeurs entraînent des nuisances aux dépens des animaux (agitation, stress et portage de germes pathogènes), des bâtiments (dégradation de certaines installations) et des aliments stockés (consommation et souillures). La dératisation est d’abord préventive par des mesures d’hygiène et de propreté qui limitent l’intérêt pour ces animaux à venir s’installer dans l’élevage. Ces mesures préventives sont à associer à un plan de lutte (cf. article du 06/11/2015).

Les appuis techniques et financiers de Farago Creuse et de GDS Creuse

La désinfection des bâtiments agricoles demeure une action délicate et technique, tout comme les opérations de dératisation et de désinsectisation. En conséquence, Farago Creuse, dans son objectif de faciliter la réalisation des missions sanitaires de GDS Creuse, vous propose, d’une part, ses services avec la possibilité de faire effectuer ces interventions par des techniciens certifiés et préalablement formés et, d’autre part, un choix de matériel et de produits adaptés apportant des garanties techniques et réglementaires. De plus, dans le but de sensibiliser les éleveurs à l’importance de cette pratique, GDS Creuse aide à hauteur de 50 % les travaux de désinfection.

La désinfection, un élément du « Le sanitaire… j’adhère ! » trop peu utilisé

Composante de la biosécurité, la désinfection des bâtiments participe à l’optimisation de la maîtrise des risques sanitaires en élevage. C’est un élément de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! » encore trop peu utilisé. Pour tout complément d’information, n’hésitez pas à nous contacter.

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Commentaires 1

ilantifenn

la désinfection oui le vide sanitaire oui mais que pour les professionnels et les particuliers qui ont laissées leur volaille dehors surtout canard et oies la personne ne fait rien c se fo***e de notre gu**** meme les maires n ont pas fait leur boulot car nous le lui avons informé mais rien a changé

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