L’herbe pâturée par les génisses souvent déficitaire en oligo-éléments

Cyrielle Delisle - Réussir Bovins Viande Février 2013

L’herbe pâturée par les génisses souvent déficitaire en oligo-éléments
Des carences en oligo-éléments, notamment pour l’herbe de printemps. © C. Delisle

Néolait et l’Esa d’Angers ont mené une enquête dans le but d’apporter une connaissance plus précise de la valeur minérale de l’herbe exploitée en pâturage, par les génisses.

« L’étude sur la valeur minérale de l’herbe que nous avons réalisée l’a été sur des prairies pâturées par des génisses laitières, mais les conclusions se vérifient également pour les génisses allaitantes », explique Jean-Marie Beguin, directeur technique R&D, à Néolait. Cent échantillons prélevés sur quarante trois parcelles de prairies naturelles ou mélanges graminées et légumineuses réparties sur l’ensemble du territoire (Bretagne, Nord, Normandie, Centre, Rhône-Alpes, Auvergne, Est…) ont été analysés. Les échantillons ont été extraits de chaque parcelle, à trois stades de la saison de pâture : en mai, en juillet et en septembre.
« L’herbe, en moyenne, couvre les besoins en minéraux majeurs (phosphore, calcium, magnésium, sodium, potassium, soufre et chlore). Toutefois, des teneurs élevées en potassium et des écarts types importants pour le sodium et le magnésium ont été observés, pouvant entraîner des déficits nutritionnels ponctuels. Autre constat : l’herbe d’automne possède des teneurs en minéraux plus élevées que sur les deux autres périodes (printemps et été) », remarque Jean-Marie Beguin.

Déficit en sélénium, cobalt, zinc et cuivre

Du côté des oligo-élements, on note des carences par rapport aux recommandations, notamment pour l’herbe de printemps, moins concentrée. Le sélénium, le cobalt et le zinc sont presque toujours déficitaires. Le cuivre presque tout autant. Le risque de carence pour le manganèse est faible. Enfin, « pour le fer, les valeurs sont souvent plus importantes que les recommandations, entraînant un risque d’interférence négative avec le zinc et le cuivre. Les résultats de cette enquête montrent la nécessité de complémenter les animaux au pâturage pour ne pas compromettre le développement des fonctions vitales et les croissances dans lesquelles les éléments minéraux sont impliqués. Ainsi, le cobalt permet la synthèse de la vitamine B12 ; le zinc, la multiplication cellulaire ; le manganèse, la croissance osseuse et cartilagineuse… », note Jean-Marie Beguin.

(1) Etude présentée lors des Rencontres Recherches Ruminants.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 2

bisounours

L'herbe se n'est pas bon pour les vaches , elles préfèrent les farines animales ... bon sang ! Mettez les vaches dehors ! ras les pompons de ses vendeurs de poudre de perlinpinpin ! Dans les prairies , elles pètent le feux ! sans rien !!!

max2484

Il n'y aurait pas un peu de conflit d'intérêt là dedans?
Bizarre: Néolait découvre que nos sols seraient carencés en oligo! Pour quelqu'un qui en fait un marché c'est surprenant.
C'est comme le technicien cultures qui vous dit que vos céréales sont malades... pour vous vendre les produits chimiques, pardon, les phytos, qui vont dessus.
Arrêtez de prendre les gens pour des ânes!

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires