La FNB défend le couplage et l’autonomie alimentaire

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Octobre 2012

La FNB défend le couplage  et l’autonomie alimentaire
Couplage en système allaitant et possibilité de faire entrer 30 % des prairies permanentes dans la rotation, sont pour la FNB deux combats à mener pour la prochaine PAC. © F. d'Alteroche

Pour la FNB, la prochaine PAC devra impérativement préserver le couplage et permettre de conforter l’autonomie alimentaire.

Le marché devrait être porteur pour la viande bovine dans les années qui viennent. Ces évolutions laissent présager de belles opportunités pour les éleveurs français à condition de conforter le potentiel de production. Il est pour cela important qu’une politique spécifique soit mise en place pour l’élevage allaitant dans le cadre de la prochaine réforme de la PAC. C’est du moins l’objectif de la Fédération nationale bovine. En fin d’été, à l’occasion de différents déplacements dans les principales régions d’élevage, ses responsables ont réaffirmé leur position en faveur du couplage.

200 euros par vache allaitante présente sur tout le territoire

« Le maintien de la production bovine dans toutes les régions françaises, nécessite de doter le secteur allaitant d’une aide couplée, au niveau de 200 euros par animal pour toutes les vaches allaitantes présentes sur le territoire. Cela doit être mis en place dans le cadre d’un nouveau dispositif suite à la disparition programmée de l’actuelle PMTVA en 2014 » insiste la FNB. Ce soutien apparaît comme indispensable à l’équilibre des revenus, de façon à prévenir les risques d’abandon au profit de productions végétales de plus en plus attractives, même sur des terres à faible potentiel agronomique. Dans de nombreuses zones intermédiaires, la rentabilité d’une exploitation céréalière comparée à celle d’un atelier de bovins impose de rétablir, pour ce dernier, un niveau de résultat économique lui permettant de dégager un revenu correct, de favoriser l’investissement et la modernisation de son outil de production. À défaut, le transfert s’opérera vers les cultures, avec l’arrêt ou la régression d’activité bovine, en naissage comme en engraissement.

Faire entrer 30 % des prairies permanentes dans la rotation

Une autre priorité concerne la gestion des prairies permanentes. Les évolutions du climat, les stocks fourragers difficiles à reconstituer suite à la succession d’années sèches et l’augmentation des prix de l’alimentation animale « imposent de réviser la gestion de ces surface fourragères ». Pour conforter l’autonomie alimentaire des exploitations, la FNB demande donc « une définition cohérente des prairies permanentes comme surfaces n’ayant jamais été labourées, et la possibilité pour les éleveurs de convertir jusqu’à 30 % de ces prairies permanentes référencées ».

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