La rentrée d’automne des rongeurs : êtes-vous bien protégés ?

Aurélien LEGRAND et Dr Didier GUERIN

La rentrée d’automne des rongeurs : êtes-vous bien protégés ?

La dératisation, un facteur de la maîtrise sanitaire => La lutte contre les rongeurs permet de limiter la contamination des animaux par de nombreuses maladies, les dégradations au sein des bâtiments d’élevages et les souillures des aliments.

« Le contrat annuel de dératisation a été très vite rentabilisé » nous confient Frédéric et Jean-Luc BILLAUD, agriculteurs à Mautes.

La rentrée d’automne des rongeurs : êtes-vous bien protégés ?

Frédéric et Jean-Luc BILLAUD, associés du GAEC BILLAUD,ont mis en place un contrat de dératisation en 2012 sur leur exploitation. Ilsnous font part de leur expérience.

« Depuisque nous avons fait appel au service de dératisation de Farago Creuse et que nousavons suivi les conseils du technicien, les nuisances entrainées par lesrongeurs ont très rapidement diminué. Ainsi, le contrat annuel de dératisation aété très vite rentabilisé… ».

En 1ère étape, la nécessaire« propreté » extérieure et intérieure des bâtiments a été étudiéeconjointement : modification et déplacement du stockage des céréales,rangement des abords des bâtiments. « Cela a constitué une phaseimportante pour la réussite de notre plan de lutte contre les rongeurs » indiquele GAEC BILLAUD. La dératisation commence en effet par le nettoyage !Toute méthode de lutte n’est qu’un complément de cette obligation. Éliminer lessources d'eau, stocker tous les aliments dans des réservoirs couverts etrésistants aux nuisibles, éviter de répandre les aliments au sol représententdes bases incontournables. Privés de ravitaillement facile, la multiplicationdes rongeurs est limitée. De plus, tout stockage au contact direct des murs ouparois est à éviter.

« Letechnicien passe tous les trois mois environ, ce qui permet de changer lesproduits, modifier les emplacements si nécessaire et de lui signaler leséléments observés depuis le dernier passage ».

Le contrôle consiste à refaire le même trajet sansoublier le moindre poste. Tous les appâts consommés seront renouvelés même encas de consommation partielle. Ces postes sont contrôlés tous les trois mois enmoyenne. La fréquence est variable selon le site. Lors de ces contrôles, lesproduits sont renouvelés afin de conserver un appât frais et appétant. Celapermet d’estimer la population de rongeurs présents et le cas échéant, depoursuivre la lutte préventive après la phase d’éradication des rongeurs.

« On se dit que la dératisation est une actionsimple à mettre en place et que l’on va bien l’effectuer par nos propresmoyens, mais la réalité montre que si les interventions n’étaient pas réaliséespar le technicien de Farago Creuse les rats et souris nous auraientenvahis.  De plus, cette lutte est plus technique qu’elle ne parait, elledemande à bien identifier les rongeurs présents pour utiliser les produitsadaptés »

Différentes espèces sont communément rencontrées avec leurspropres caractéristiques. Les rats et les souris peuvent sereproduire à une cadence « phénoménale ». Si les rats et les sourisont une mauvaise vue, leurs autres sens, odorat, goût, toucher et ouïe sontfort développés. Les rats sont très craintifs à l'égard des objets nouveaux, illeur faut cinq jours environ pour s'accoutumer. Au contraire, les souris lesacceptent facilement. Très agiles, elles peuvent se faufiler par quasin'importe quelle ouverture même si elle n'a que 12 mm de diamètre. L’identificationdes espèces concernées s’avère donc indispensable pour adapter le lieud’appâtage, le type d’appâts et la matière active employée. Le choix des appâtsest capital, le résultat de la dératisation en dépend. Il est nécessaire deproposer aux rongeurs un rodonticide dont le support (avoine, blé, maïs,…) estle plus proche possible de leur aliment consommé quotidiennement. La sourisécorce les graines d’où l’adaptation du support (avoine décortiquée). De plus,vis à vis des anticoagulants, celle-ci est plus sensible au difénacoum qu’à labromadiolone. N’oublions pas que le mélange de plusieurs matières actives ausein d’un même poste d’appâtage rend les rodonticides utilisés inefficaces. D’autre part, les appâts ne doivent pas être touchés avec les mainscar les rongeurs ont un odorat très développé.

Les bâtiments d’élevage attirent les rongeurs car ils représentent une source de chaleur et un apport de nourriture abondant lorsque les conditions extérieures deviennent difficiles (fin d’automne). La fin d’année est marquée par une recrudescence de rongeurs dans de nombreux bâtiments d’élevage.

Les rongeurs : des maladies disséminées,des installations dégradées, des aliments consommés et souillés

Les rongeurs, quels qu’ils soient, représentent des menaces sanitaires. Ils peuvent propager plus d’une quarantaine de maladies dont la salmonellose, les pasteurelloses, la leptospirose, la dysenterie porcine, la trichinose, la toxoplasmose… Du fait de leurs nombreux déplacements (surtout les rats), ils disséminent les agents infectieux présents et constituent ainsi d’excellents accélérateurs de la dynamique de contamination (diarrhées néonatales, avortements, coccidioses…)dans les différents troupeaux et bâtiments. De plus, les rongeurs entraînent des nuisances aux dépens des animaux par agitation et stress, des bâtiments par dégradation de certaines installations comme la destruction des matériaux isolants, les dégâts dans les installations électriques(installations panneaux photovoltaïques…), des aliments stockés par consommation et souillures par les excréments…

Trois types de lutte : chimique, physique et biologique

Trois types de lutte sont recensés : chimique,physique et biologique. La lutte chimique est de loin la plus répandue et la plus efficace. La lutte par mort différée s’obtient à partir d’ingestions d’appâts anticoagulants répétées. Elle est recommandée car la mort intervient dans un délai de deux à quatre jours après consommation d’appâts. Ceci évite au rongeur, animal méfiant et avisé, de faire la relation entre les appâts et les éventuels cadavres. Ces anticoagulants bloquent le phénomène de coagulation sanguine en inhibant la vitamine K. L’antidote est alors une administration de vitamine K1 lors d’une ingestion accidentelle. La lutte physique ne peut être qu’un complément de la lutte chimique. Le piégeage des nuisibles tels que rats et souris s’effectue à l’aide de pièges mécaniques ou englués. Quant à la lutte biologique (chats, chiens, buses…), elle reste anecdotique.

La rentrée d’automne des rongeurs : êtes-vous bien protégés ?

Farago Creuse : une structure agréée, des techniciens qualifiés, une large gamme de produits certifiés et reconnus

Farago Creuse, mandatée par GDS Creuse dans son objectif de faciliter la réalisation de ses missions sanitaires, vous propose une offre diversifiée en services et en produits.

Côté services, si l’intervention peut être ponctuelle(envahissement par une population de rongeurs), la réalisation s’effectue essentiellement sous forme de contrat annuel adapté à chaque structure (en moyenne, 4 passages par an), plus de 750 contrats de dératisation sont suivis parles sept techniciens qualifiés de Farago Creuse).

Côté produits, une large gamme de rodonticides certifiés est à votre disposition au magasin de Farago Creuse (26, rue Alexandre Guillon– 23000 Guéret) ou chez les délégués cantonaux de GDS Creuse dépositaires, pour les connaître, contactez-nous ou consultez www.faragocreuse.fr. N’hésitez donc pas à nous contacter pour la réalisation d’un devis adapté à votre structure ou pour plus d’informations.

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