Le marché du bétail vif s'est redressé en 2011

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Juin 2012

Le marché du bétail vif s'est redressé en 2011
En Saône-et-Loire, Saint-Christophe en Brionnais a réussi la mise en place d’un cadran avec à la clé une forte redynamisation des apports favorisée par cette donnée clef qu’est la sécurisation des paiements. © F. d'Alteroche

Les apports sont en hausse sur les marchés adhérents de la FMBV, plus 2,1 % en 2011 (toutes catégories) par rapport à 2010. Avec un intérêt croissant pour le cadran grâce à la sécurisation du paiement.

2011 a permis un redressement du nombre d’animaux apportés sur les marchés adhérents à la Fédération française des marchés de bétail vif. Ce chiffre (toutes espèces confondues) est passé de 1 437 261 têtes en 2010 à 1 467 298 têtes l’an dernier. « Les apports sur les marchés ont donc augmenté de 2,1 % toutes catégories d’animaux confondues soit 30 000 têtes supplémentaires. Il est important de noter que les apports en bovins augmentent de 40 000 têtes (+3,9 %) après une hausse de 17 000 têtes sur 2009 et 2010. Nous avons assisté à une stabilisation pour les gros bovins de boucherie », explique Aurélien Teneze, directeur de la FMBV. La progression des apports est en revanche sensible pour les broutards (+24 000 têtes, soit + 7,5 %) et les gros bovins maigres (+5 000 têtes soit + 3,3 %). « L’activité en petits veaux s’oriente aussi à la hausse après des années FCO très difficiles. »
Pour les ovins, la tendance à la baisse de ces dernières années est plus difficile à enrayer. « La baisse des apports en ovins est plus faible que les autres années
(-2,3 %). Les apports en ovins tendent également à se stabiliser. Le ralentissement de la décapitalisation a pu avoir un effet positif sur les apports. »

Progression des marchés au cadran

Les marchés qui ont progressé sont souvent ceux qui ont adopté le système de marché au cadran, même s’il y a aussi quelques belles progressions pour des marchés de gré à gré. « On peut noter la progression des marchés de Lezay, Moulins-Engilbert et Ussel qui ont progressé d’environ 4 000 à 5 000 têtes, Agen, Châteaubriant et Saint-Christophe en Brionnais d’environ 5 000 têtes et Bourg-en-Bresse et Châteaumeillant d’environ 10 000 têtes », précise Aurélien Teneze.
Le principe du cadran associé à la sécurisation du paiement et au règlement dans les deux à trois jours qui suivent la transaction continue de susciter beaucoup d’intérêt. Le marché de Mauriac dans le Cantal a déjà bien avancé les démarches visant à adopter cette nouvelle façon de commercer. Le projet est également à l’étude sur le marché des Herolles dans la Vienne, au carrefour des régions Centre, Limousin et Poitou Charentes.

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