Le transport des bovins s'améliore mais des progrès sont encore possibles

Cyrielle Delisle Réussir Bovins Viande Décembre 2011

Chargement de veaux de boucherie au centre d'allotement de Boulazac. © P. Cronenberger
Les conditions de transport se sont améliorées depuis l’entrée en vigueur du règlement sur le bien-être animal le 1er janvier 2007. © P. Cronenberger

Selon un rapport de la Commission européenne, les conditions de transport se sont améliorées depuis l’entrée en vigueur du règlement sur le bien-être animal le 1er janvier 2007. « Les résultats de ce rapport indiquent clairement l’effet positif des mesures prises au niveau européen en faveur d’importantes questions telles que le bien-être animal », a déclaré John Dalli, commissaire chargé de la santé et de la politique des consommateurs. Le rapport révèle que la qualité d’ensemble du transport animal a progressé principalement en raison d’une amélioration des véhicules et d’une sensibilisation des personnes concernées par cette activité. Notamment pour les longs trajets.

Une série d’actions pour poursuivre l’amélioration

Mais Bruxelles souligne toutefois qu’un certain nombre de points restent encore à améliorer, par exemple une application insuffisante de la réglementation, des distorsions du marché causées par des interprétations divergentes de la réglementation et une exploitation incomplète du potentiel du système de navigation.
Pour remédier à ces problèmes, la Commission européenne proposera une « série d’actions concrètes pour poursuivre l’amélioration des conditions de transport. »
Ces actions visent d’abord à renforcer l’application de la réglementation actuelle, à développer la communication et le partage d’informations entre toutes les parties prenantes, à améliorer les systèmes de navigation, à optimiser les contrôles effectués par les autorités compétentes et à intensifier le nombre d’inspections menées dans les États membres par l’office alimentaire et vétérinaire.

Selon la Commission de Bruxelles, 35 millions d’animaux (bovins, porcs, moutons, chevaux, veaux) sont transportés chaque année entre les États membres et en provenance ou à destination des pays tiers.

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Commentaires 1

fada67

Pourquoi transporter sur des distances faramineuses du bétail vivant ? Jadis chaque chef-lieu de canton rural avait son abattoir où étaient tués la production locale achetée par la distribution locale. Aujourd'hui, on fait transiter du "vivant" sur des centaines de kilomètres, le prix du transport s'ajoutant cela ne rend par la viande meilleures marché pour le consommateur, la qualité n'y gagnant rien non plus. Mais cela pollue, enrichit les lobbys du transport. Si on voit le manège des camions, d'abord la bête vivante, puis sa carcasse, ensuite la viande débitée, réfrigérée ou congelée. C'est pareil pour tout, je vois passer des camions transportant des automobiles d'une même marque dans le sens Nord-Sud et un autre chargement de même marque dans le sens contraire. Cela ne m'étonnerai donc pas que le morceau de "Boeuf à Braisé" acheté à Metz provienne d'un élevage en Normandie, que l'animal fut abattu à Lyon, la carcasse débitée à Lille, le morceau de viande mis sous vide à Rennes et revenir en Lorraine pour être consommé. Messieurs de "BRUXELLES" veillez à réduire ce genre de foutaises très fortement subventionnées.

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